
![]() | La scène se passe un soir de
week-end : un dîner qui réunit des personnes qui ne se connaissent pas.
Parmi les invités, quelques connaissances, quelques voisins et... ma voisine du dessous. Femme un peu pète-sec que je connais à peine. Et ... moi. |
![]() | Juste un petit mot parce que ça
me démange trop. sujet épidermique chez moi qui justifia l'ouverture de ce blog. Trop de comms, trop de phrases doucereuses dans la presse, trop d'avis donné par plein de personnes à qui personne ne le demande |
Parce que quand même la question de la semaine, ce n'est pas de savoir si une troisième Intifada se prépare où combien de personnes vont passer du statut de précaires à celui de franchement pauvres en cette année 2009, mais bien de savoir si Rachida est une bonne ou une mauvaise mère.
Hier chez Caro de Pensées de Ronde qui ne disait pas merci à Rachida, il y a eu un passionnant débat sur l'équation : "J+5 = Reprise : victoire ou défaite du féminisme?"
Je n'aurais pas la prétention de revenir sur le sujet, l'article de Caro et les comms étaient très intéressants, je ne peux rien ajouter au sujet qui vaille la peine d'être écrit.
Mais il me semble que l'équation "J+5 = Reprise : symbole de l'indignité maternelle?" est un peu restée en suspens, même si beaucoup n'en pensaient pas moins.
Je refuse de juger cette femme, par ailleurs ministre dont je déteste les actions dans un gouvernement dont les décisions me révoltent en permanence, dans son rôle de mère sur les
seules apparences de son congé maternité. Parce que si on commence, on
ne sait pas où se finit un tel débat. La "bonne mère" est un terrain
bien trop mouvant. Et on se retrouve bien trop vite et stupidement à
édicter des normes, à se jauger les uns les autres et pour finir à se mettre soi-même une telle pression sur nos épaules de mère qu'on se fait du mal à nous-même et à nos enfants.
Travers déjà bien trop répandu, moi-même....
Il y a mille façons d'être une bonne mère ce me semble, je lui laisse le bénéfice du doute. Je veux croire qu'elle a organisé près de sa fille la présence d'une personne qui lui est chère et qui sera la présence continue et pleine d'amour in-dis-pen-sa-ble au bien-être du nourrisson.
Cinq jours trop court? Et deux mois et demi? Et un an? La réponse appartient à chacune d'entre nous, et nous devons nous interdire de nous juger les unes les autres. Doit-on être jugée sur l'intensité de notre pincement au coeur la première fois qu'on a laissé notre enfant à la crèche? (croyez-moi, je risque gros sur ce coup là, moi qui fut toujours heureuse de ce pas franchi, autant pour moi que pour eux que je sentais sereins dans ce nouvel univers)
Par contre je rêve d'une confrontation d'idées où chacun et chacune, Rachida Dati y compris, expliquerait comment il/elle envisage son rôle auprès de son enfant et ce qu'il place au dessus de tout dans sa fonction maternelle/paternelle.
Un débat sans jugement, où l'expérience des autres nous fait réfléchir et nous donne du recul sur nos propres certitudes.
Oui, franchement, là tout de suite, j'adorerais discuter avec R. Dati et essayer de comprendre comment et sous quelle forme elle désire créer le lien avec son enfant.
Et si jamais je m'apercevais que ce problème n'est qu'accessoire à ses yeux, là oui, je crois que je me permettrais de penser que ce n'est pas une bonne mère.
Et encore...
![]() | C'est reparti! Une nouvelle année de plus. Enfin quand on dit nouvelle... |
Le concept de nouvelle année en plein milieu de l'hiver est tout à fait relatif quand on est une mère. Drôle ou pas. Parce que l'année, comme chacun sait, démarre début Septembre pour se terminer avec les vacances d'été. Début Janvier, on est donc mathématiquement en début de deuxième tiers d'année.
Outre que ce terme évoque désagréablement les impôts, il prouve par ailleurs l'incohérence de se mettre soudain à prendre des résolutions de début d'année. Fussent-elles bonnes.
S'auto-flageller de nos manquements pour les transformer en bonnes résolutions, lesquelles par leur non-tenue nous donneront une nouvelle raison de nous auto-flageller dans quelques mois, moi je dis non.
En vertu de quoi, je ne prends pas la résolution de moins crier sur mes enfants.
Résolution inutile de toutes manières, les petits chéris ont compris depuis longtemps que telle la pluie d'été, une bonne grosse gueulante maternelle s'arrête rapidement, la meilleure attitude face à ce phénomène récurrent étant donc de se mettre à l'abri et d'attendre patiemment que ça cesse.
Je ne prends pas non plus la résolution de consacrer plus de mon peu de temps de cerveau disponible à des jeux de société qui me font bâiller rien qu'à les regarder. Même pas honte. Jouer avec ses enfants, c'est échanger et éduquer. J'échange en m'asseyant sans but près d'eux à des moments divers et variés et en laissant venir leurs histoires, qui viennent ou pas, on n'est pas non plus obligé de parler quand on s'aime. J'éduque en leur faisant découvrir ce que j'aime et en profitant de toutes les occasions pour développer leur curiosité et leur esprit critique, ingrédients indispensables au développement de l'intelligence à mon humble avis.
Je ne prends pas non plus la résolution de transformer mes pâtes au beurre en mitonnée de petits légumes-aux-herbes-du-soleil, ni la résolution de transformer l'appart bordélique-qui-respire la vie en appart-témoin-Ikea faussement plein de vie.
Trop d'énergie à investir, trop de coup de pied à mon auguste arrière-train à me donner.
Or, selon une drôle de loi de la Physique Maternelle, plus je me donne des coups de pied métaphoriques à mon postérieur en me forçant à faire quelque chose, plus mes enfants souffrent de ma douleur.
Pour résumer trivialement : ils en prennent plein la gueule pour pas un rond. A la moindre occasion, ils récupèrent, sous forme de gueulante, mon exaspération.
C'est pourquoi mère-ma-soeur, pour le bien-être de mes enfants, il vaut mieux que cette année, comme l'an dernier, je fasse tout pour rester au maximum sur mon canapé à bouquiner peinarde. Dans cette configuration, je garantis à mes enfants la présence d'une mère fraîche, épanouie et de bonne compagnie, une mère que c'est un bonheur de la voir si calme.
Oui, oui, garantie, la zénitude maternelle.
Enfin...
Sauf s'ils interrompent ma lecture bien sûr!
A toutes et à tous: Bonne Année 2009, qu'elle vous soit heureuse et belle.
Et pour toi PDF et MDF mon-frère, ma-soeur, n'oublie pas que plus tu es heureux, plus tes enfants le sont par imprégnation.
Don't forget yourself! Et j'essaierai de suivre ce conseil aussi...
![]() | Lecteur-lectrice, tu connais le principe des tests grâce auquel nous mesurons notre degré de sororité. En cette période de vacances pour un grand nombre d'entre nous, je te propose le test adequat. |
C'est le premier matin de vacances, tu ouvres un oeil, tu dis:
Réponse a/
- "Mmmmm, c'est trop bon de traîner au lit comme ça, ça faisait longtemps que je n'avais pas fait une aussi bonne grasse mat"
Réponse b/
- "Non mais purée ça va pas? Non mais t'as vu l'heure qu'il est? Chuis en VACANCES, va-can-ces, ça te dit quelque chose ce mot? Non c'est sûr, pour ce que tu te fatigues à la crèche, tu peux pas savoir!"
C'est le premier petit-dej de vacances dans cette maison où vous êtes arrivés après un long voyage, tu regardes la pendule et tu dis :
Réponse a/
- "Quoi il est cette heure là? Il va falloir que je me dépêche si je veux acheter le journal, la maison de la Presse ferme à midi ici si je me souviens bien"
Réponse b/
- "Quoi il est cette heure là? Il va falloir qu'on attende deux heures avant que le super-marché n'ouvre pour aller faire les courses mes chéris, en attendant vous n'avez qu'à manger les restes de biscuits écrasés dans ce paquet là."
C'est la fin de ton premier petit-dej de vacances, tu te lèves et tu entends :
Réponse a/
- Le clapotis de l'eau au loin, qui a l'effet immédiat de te faire oublier le stress de ta vie quotidienne.
Réponse b/
- Une petite voix qui dit "Qu'est-ce-qu'on mange à midi?"
C'est la première fois que tu passes devant la machine à laver le linge depuis que tu es arrivée. Tu te dis:
Réponse a/
- "Ah tiens c'est vrai, j'ai pas fait une seule lessive depuis que je suis arrivée. Pour ce que je me change..."
Réponse b/
- "'Tain, j'ai pas pris assez de pantalon. j'espère qu'il ne va pas se regadouiller encore de la tête au pieds avant que cette lessive ne sèche. J'aurais dû prendre plus de vêtement quand j'ai fait la valise, hier"
C'est la première fois depuis que tu es arrivée que tu es lovée dans un fauteuil avec une tasse de thé fumant et un livre passionnant. Tu dis
Réponse a/
- "Ah zut, j'aurais dû penser à apporter la théière près de moi, ça m'aurait évité de me relever..."
Réponse b/
- "'AAAAAAAAAAAAAAAÏÏÏE!!! Purée mais c'est pas vrai, fallait vraiment que tu te jettes sur moi? "
Lectrice qui passe ici ce jour, si tu as une majorité de réponse b, mon amie-ma soeur, inutile que je fasse un grand discours... Nous faisons partie de ces personnes que l'on nomme les MDF qui avons autant de plaisir à voir arriver les vacances qu'à les voir se ter-mi-ner!
Lectrice qui passe ici ce jour, si tu as une majorité de réponse a, sache-le...
Je te HAIS!!!
PS : Allez; l'écrit rendant mal les sourires, précisons que le "je te hais" de fin de texte est évidemment à prendre au second degré, ce que en langage parlé j'aurais fait passer par un grand sourire sur mon visage.
Et maintenant ...
JOYEUX NOEL A TOUS ET TOUTES, BONNES FETES DE FIN D'ANNEE et dédicace spéciale à toi mère-ma-soeur : tiens bon, dans 15 jours l'école rouvre ses portes!
| Faudrait qu'on m'explique. Je veux bien que le corps de l'enfant ne fonctionne pas exactement tout à fait similairement à celui de l'adulte, mais là, c'est grandiose..! Et la fonction : "Conservation intégrale des aliments en l'état après séjour prolongé dans la bouche", est clairement une option en exclusivité réservée aux moins de 10 ans. |
Un exemple?
Attention on se concentre, on se met en situation. Un repas, un enfant, un parent ET... un aliment que rien qu'en le regardant l'enfant est au bord de la nausée tellement c'est pas bon.
- "Mais tu n'en as jamais mangé, goûte et après tu pourras savoir"
ou la variante
- "Mais avant tu adorais, ça te prend comme ça tout d'un coup? Tu n'aime plus? Ça s'appelle pas du grand n'importe quoi par hasard?"
- "Non z'aime plus"
- "Mais c'est de la PUREE! Purée, on n'a jamais vu un enfant refuser de la purée. Même dans la pub ils disent que tout le monde est content.
- "Ben moi z'aime pas"
- "Oui bon ben assez rigolé, maintenant tu vas la manger cette purée, que tu l'aimes ou non"
- "Non z'veux pas"
Là bien sûr, mère-ma-soeur, selon ton degré de Doltoïsation et d'adaptation perso de certains concepts, différents cas de figure sont possible.
Du :
- "Tu vas la bouffer cette purée sinon c'est une baffe et je te la fais rentrer par les oreilles"
Au :
- "Si tu la manges, t'auras des profiterolles au chocolat au dessert"
Oui, les méthodes éducatives peuvent parfois diverger, parfois même au sein de la même personne. Ainsi une drôle de mère s'inscrit parfois dans la lignée soft de la première méthode (non parce que la baffe quand même, non), ou parfois dans la lignée paresseuse de la seconde (non parce que préparer de la pâte à choux et du chocolat chaud pendant qu'il mange sa purée, je le sens moyen alors qu'un cône vanille-chocolat peut aussi bien faire l'affaire).
Bref, il arrive que l'une ou l'autre des méthodes employées marche et que l'enfant enfourne sa fourchettée de purée de pommes de terre (torture suprême) sans plus d'histoire.
Et c'est là que si d'aventure un chercheur-physiologiste spécialiste des fonctions digestives passait dans le coin, il pourrait entamer une recherche prometteuse en prélevant pour étude deux-trois cellules de l'enfant en pleine ingurgitation de l'aliment enfourné sous la menace .
Parce que lorsque 5 minutes plus tard, lassée d'attendre, on lui intime l'ordre d'ouvrir la bouche pour enfourner une deuxième fourchettée, on ne peut que constater qu'il n'a pas fini la première! Intacte la purée, bien au chaud sur la langue, pas un microgramme avalé!
Mais quelle est cette fonction magique? "Non-désagrégation des aliments en système humide, chaud et pleins de sucs digestifs?"
Comment font-ils pour garder une cuillérée de purée 12 minutes dans la bouche sans qu'elle ne soit totalement désagrégée, dissoute, liquéfiée, anéantie????
Tu imagines le jackpot si on arrive à reproduire ce phénomène in vitro, surtout en cette période de réveillons tous azimuts alliée à une crise financière internationale?
Une cuillérée de foie gras fait autant d'effet qu'une tranche entière, un chocolat dans la bouche et on a l'impression de s'être enfilé la boite, une huître et c'est la douzaine en sensations...
Un plaisir infini pour pas cher et, cerise sur la bûche, pas de réveils nauséeux le lendemain avec résolution de ne plus jamais rien manger de sa vie rapport à l'estomac qui a lâché l'affaire de digestion quand il a vu arriver le milieu du repas!
Je sens que je vais entamer des recherches dès ce jour moi. Parce que niveau commercialisation, dès que j'arrive à déposer le brevet, faudra que j'appelle Bill Gates pour qu'il me fasse part de son expérience en gestion de fortune...
Allez, ouvre la bouche que je te prélève des cellules. Mais ne pars pas en courant voyons!
PS : Joyeux Noël et bonnes fêtes à toutes celles qui s'éloignent de leur ordino pour les fêtes. Aux autres, on attendra lundi pour se faire des grands adieux.
Et merci à vous toutes qui commentez et qui font vivre ce blog. C'est un vrai plaisir de vous lire à chaque fois.
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