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ClaireDDM

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Un soupçon de Caroline Ingalls (avec l'eau courante), une pincée d'Angelina Jolie (sans les formes), des gros grains d'hystérie, un bon peu de mauvaise foi, une puissante envie d'avoir la paix : drôle-de-mère. Suis-je la seule...?

comment arrêter de se torturer avec des questions dont personne n'a la réponse?

Vendredi 27 Janvier 2012, 04:24 GMT+2par ClaireDDM
  

Comment savoir d’où vient cette différence?

Un trait de caractère inné ? Ou bien une construction à partir de tous les sentiments et les sensations vécues ?

Le mélange des deux? En quelles proportions?

A "elles", contrairement à "lui", on a beaucoup demandé petites. On leur a demandé de s’adapter, de partir, de quitter, de se réadapter, d’apprendre une nouvelle langue, puis de réutiliser l’ancienne, puis finalement d’utiliser intensivement la nouvelle entretemps déjà presque oubliée.

 

Elles ont plusieurs fois dû prendre leurs marques dans un nouveau lieu de vie.

 

Avec toujours, ce mantra : « Oh les enfants, ça s’adapte vite, ça se fait des copains tout de suite »

Mouais.

À lui, on a beaucoup moins demandé. Beaucoup de ces changements se sont faits avant sa naissance ou bien dans ses premières années de vie. Et même si, à sa mesure, il en a souffert, sans doute les efforts d’adaptation qu’il a du fournir furent-ils moins grands.

 

Aujourd’hui, dans la fratrie, il y  en a un dont la joie de vivre coiffe toutes les autres au poteau. Mister Banane. Farceur, joueur, heureux, prenant tout du bon côté, dégustant tout ce que la vie lui apporte en n’oubliant jamais de s’en réjouir à l’avance et de faire part de sa joie. Un concentré de vitamine boost-moral pour qui le côtoie.

Aujourd’hui, dans la fratrie, il y a une inquiète, il y a aussi une fragile. Il y a aussi celle qui paraît plus sereine que les autres, mais qui a parfois des chagrins qui semblent la terrasser. Une fofolle, une rigoleuse, une qui danse, une qui se réjouit facilement, une gaie, une au sourire éblouissant, une au fou-rires incontrôlables.

Chacune de ces trois sœurs est tout à tour l’une ou l’autre, même si la fragilité se retrouve plus chez l’une, la sérénité chez l’autre, les humeurs sombres chez une autre encore…

Aucune de ces trois sœurs ne peut rivaliser dans la joie de vivre avec son petit frère.

Alors souvent, quand je le vois profiter de chaque petit instant de sa vie avec tant de bonheur et d’insouciance, je me demande pourquoi il me semble n’avoir jamais senti à ce point cette dose de  concentré de pure joie de vivre chez mes filles.

Est-il né avec cette dose de bonne humeur qui donnerait la patate à n’importe quel clown neurasthénique (les pires des dépressifs si l’on en croit le poncif) ?

Ou bien la relative instabilité (toujours dans la stabilité matérielle, ne jamais sous-estimer cette si grande chance) de leur enfance a-t-elle joué un rôle dans ces fragilités de mes filles, ces inquiétudes qui parfois se réveillent ?
Comment ne pas se poser cette question ?
Comment éviter de se la poser en culpabilisant ?

Comment ne pas se demander qui au final, serait le ou la plus fort(e), dans le cas où tout cela ne serait pas inné : celui, heureux de vivre qui n’a jamais eu à s’adapter ? Ou celles, plus fragiles qui savent comment faire dans un environnement différent ?


Comment éviter de se poser ces questions à la mords-moi-le nœud, alors que la vadrouille, le mouvement, les changements, sont le lot de centaines de milliers d’enfants chaque année, et que si c’était une cause grave d’emmagasinement de mal-être, cela serait connu non ?

Et surtout, surtout… comment arrêter de toujours renvoyer LEURS traits de caractère à NOS décisions et NOTRE manière de vivre? Est-ce une forme de mégalomanie parentale ?

Combien sommes nous à nous torturer la tête à chercher des causes dont personne ne sait si elles existent, gaspillant là une énergie et un moral précieux !

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Procrastinenement routinier

Jeudi 26 Janvier 2012, 05:06 GMT+2par ClaireDDM
 

Je le sais depuis très exactement la troisième semaine d’Octobre.

C’était écrit en noir sur blanc sur le papier préparatoire, et ce détail là avait été expressément mentionné à l’aide d’une police de caractère nettement plus grande que celle des lignes alentours, et en gras s’il vous plaît.

 

Cette  expressément-mentionnée-note expliquait donc  que, pour le départ en classe de neige le dimanche 29 Janvier, le collégien devrait être en possession des papiers nécessaires à un éventuel problème médical.

Depuis très exactement la troisième semaine d’Octobre donc, je me demandais si j’étais en possession de tous ces papiers, où s’il fallait que je contactâs (pas du tout sûre de mon subjonctif moi) la sécu.

Au début, je me le demandais souvent, vu que pour ne pas risquer d’oublier, je ne rangeais pas ce memento fourni par le collège, afin de le laisser traîner sous mes yeux.

Evidemment, il arriva ce qu’il devait arriver à une personne ordonnée comme je le suis (tout ricanneur sera puni avec la sévérité qui convient), j’eus la folie de ranger un jour ce papier qui me gonflait sérieux à traîner comme ça. À partir de ce moment où je l’ai rangé (où ? Bonne question que je me suis longtemps posée), ce problème venait beaucoup moins régulièrement titiller ma conscience.

Parfois cela revenait, mais n’est-ce-pas, la formule magique « Il y a le temps », éteignait immédiatement toute velléité d’aller y voir plus près.

 

Jusqu’à hier soi, où la Marmaille concernée a décidé de prendre les choses en main et de regarder de quoi elle aurait besoin dimanche.

Elle -      « C’est quoi la carte européenne et la feuille annexe ? »

Moi-      « Non, c’est pour si tu as un problème de santé. Oui oui je sais qu’il te faut une carte, il faut te la donner dimanche, je crois que je l’ai »
Ceci dit avec le ton convaincu qui convient, avec l’espérance folle qu’elle lâcherait l’affaire aussitôt, convaincue de l’efficacité de sa mère.

Raté.

Elle : -    « Tu crois ? Mais où elle est. Et c’est quoi le papier dont ils parlent ?»

Moi -    Sentant que l’affaire se complique, d’autant plus que ma conscience en profite pour se réveiller et me faire savoir qu’il est plus que temps de se pencher sur le problème :

-          « Ah mais ta carte je l’ai, (enfin je crois bien l’avoir reçue un jour) attends. Non mais attends, papier ? Quel papier ? »

A ce moment là une sueur froide bien connue commence à me couler le long du dos. Un papier ? Quel papier ? Aucun souvenir d’avoir fait gaffe à ça.
Aaaarrghh, effectivement. Expressément mentionné : la carte ET LE PAPIER QUI VA AVEC !!!

Elle : -    « Alors ? »

Et merde…

Bon ben, à partir de ce moment là, la routine. Le sentiment d’urgence, la recherche effrénée, la tentative de téléphoner aux services ad-hoc, l’énervement (« non mais c’est quand même incroyable qu’ils ne répondent pas à 19h45 »), le coup de fil au père en espérant pouvoir lui refiler le bébé du problème, l’énervement qui monte, le mot d’excuse que je commence à rédiger dans ma tête, la recherche des mots les plus appropriés pour ne pas alerter Marmaille sur le sentiment d’urgence du problème

La routine.. 
La routine
mille fois vécue, les mille crises de nerfs évitée de peu, les mille promesse-à-moi-même  que "Ah non mais là y'en a marre,  c'est la dernière fois, nan mais vraiment, faut absolument que je fasse les choses à temps!"

Et pourtant, je sens que très rapidement j'aurais de quoi faire peu ou prou le même texte, avec une seule différence : il se terminera par : "La routine mille-et-une fois vécue..."

Ma què, quand serai-je enfin adulte?

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Et pourtant, il s'anonçait tellement bien, cet anniv, avant mon erreur fatale...

Mercredi 25 Janvier 2012, 07:10 GMT+2par ClaireDDM
 

Eh oui, grâce à ma perfection d’enfant. Jugez un peu: à la question :

-   « Qui veux-tu inviter à ton anniversaire mon chéri ? »,

 

Cette Merveille, dont j’ai l’honneur et l’avantage d’être la mère, m’avait cité 4 prénoms !

Quatre !

Pas un de plus !

Quatre enfants que je connais bien, plutôt calmes, sympas.

A ce moment là j’ai pensé à ma pote, avec son fils d’à peu près du même âge. Lequel, à son anniv il  y a quelques jours, avait invité18 enfants !!!

18

Ai-je besoin de préciser à quel point, le coup des 18 enfants est pour moi  folie et inconscience  frôlant la stupidité?

Alors que moi, eh eh… , 4 gamins du genre pas survoltés, cet anniversaire s’annonçait bien. Presque je n étais pas déprimée d’avance à la pensée de ce qui m’attendait.

Jusqu’à ce que je fasse une erreur.

Une erreur de débutante que j’ose à peine avouer....

Après avoir imprimé les 4 invits plus une 5éme dans ma grande générosité pour que le héros du jour ait la sienne aussi, je l’ai laissé écrire lui-même les prénoms.

Fatalitas

Déjà avoir laissé passer l’écriture de cochon avec laquelle il a tracé les prénoms c’était une première erreur. Montrer à l’ensemble de la communauté parentale, même réduite à 4 familles, à quel point Marmaille torche son boulot, et à quel point je suis peu exigeante sur le rendu final, c’était moyen pour la réputation d’excellence maternelle à laquelle mon hypocrisie travaille chaque jour.

Mais ne pas avoir UNE MINUTE réagi quand j’ai vu d’autres prénoms que ceux annoncés sur les invites, là ce n’était plus une simple erreur. C’était de la démence prononcée.

Et seul un coma profond peut expliquer l’étonnement non feint avec lequel j’ai répondu à sa réflexion le soir en rentrant de l’école:
-               « Faut qu’on ré-imprime des zinvitaçions, y ‘en avait pas assez »

-          « Comment ça pas assez, mais tu m’avais dit que tu invitais 4 copains ? Et tu avais bien 4 invits ? »

Oui, cet étonnement n’était que la preuve incontestable que mes neurones avaient soudainement décidé de changer toutes leurs connections dans mon cerveau. Désormais sans aucun doute, les neurones habituellement récepteurs des sensations internes du petit l’orteil droit avaient décidé de prendre le contrôle de mes pensées. Ou  ceux de l’orteil du milieu gauche. En tous cas des neurones pointus  au niveau de la réflexion, c’est sûr.

Et qui ont vu passer des prénoms totalement inconnus sur des invitations dont l’importance primordiale pour mon bien –être de ce week-end n’est plus à démontrer, sans réagir une minute et hurler

-« Stoooooop, mais c’est quoi ces prénoms pourris ? »

Rajoutant, aux 4 originellement prévus et qui sont les meilleurs potes, impossible de ne pas les inviter, (tellement impossible d'ailleurs, que Marmaille n'a pas compris que les invites étaient pour eux, puisque pour lui leur présence tombait sous le sens), des gamins totalement inconnus.

 

Dites, vous croyez que ça se fait de téléphoner diplomatiquement à un enfant de 7 ans et des bananes en disant :

-          « Suite à une malencontreuse erreur dans nos services internes, vous avez été destinataire d’un courrier qui ne vous était pas destiné.» ?

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Quand une Perfectmother révèle sa faiblesse, ce blog devient tout chose...

Mardi 24 Janvier 2012, 04:54 GMT+2par ClaireDDM
 

Hier s'est passé un phénomène étrange...

Pour un instant, pour un instant seulement, je fus Perfectmother dans les yeux d’une autre mère.

Et bien tu sais quoi mère-ma-sœur ? Cet instant de gloire toute personnelle, ce rêve de toute une vie de mère, ce moment qui m’a prouvé que « Oui, moi aussi je peux.. », ce moment  qui aurait du être ma consécration…
…je ne sus en profiter!

Parce que passée la nanoseconde de stupide fierté et d’encore plus imbécile sentiment de supériorité,  je ressentis immédiatement de la tristesse pour la mère que j’avais en face de moi.

 

Et pourtant, ce n’est pas  n’importe laquelle des mères : c’est  celle qui semble faire tout comme il faut, c’est celle qui lit des histoires, celle qui sait toujours où ils en sont à l’école, celle dont le fils a toujours le vêtement adéquat pour le temps du jour. Celle qui vient chercher son fils plus tôt que prévu chez son pote-ma-Marmaille, parce que "vous comprenez je lui ai promis de jouer aux échecs".
Celle qu’on sent en réflexion permanente dans son rôle de mère, quand j’ai tant l’impression de faire au coup par coup, avec réflexion et éventuelle analyse a posteriori

Pour résumer : une de mes ennemies intimes. Pour moi, jusqu’à hier, elle était Perfectmother herself!

Hier où, au détour d’une conversation, j’ai dit à propos de ma Marmaille pote-de-son-fils, sans y penser en suivant le fil de la conversation:

   - « Il fait du Kung Fu et il adore ».


Dans sa manière de me regarder, dans sa manière de se pencher vers son fils et de lui dire d’un ton mal assuré :

   -« Tu devrais peut-être essayer aussi avec ton copain, s’il adore... Ça serait bien de faire du sport ».

Dans sa manière de me dire, un air gêné dans la voix :

   - « Il faisait du judo,et puis…. », sans oser préciser que, comme des millions d’enfant, il  n’a pas accroché à l’activité extra-sportive présentée sacro-sainte.

J’ai compris. J’ai compris que dans ses yeux à elle, à ce moment là, c’était MOI la Perfectmother ! Moi qui avais su choisir une occupation « saine » à mon fils, dans laquelle il prenait un plaisir équilibrant.
Et que face à moi, elle se sentait toute petite.

Elle avait entendu la phrase :

« Il fait du Kung Fu et il adore ».

Sans sous titres. Or ne pas entendre ces sous-titres qui, selon moi, clignotent en lettres de néon sur mon front quand on me connaît, c’est me donner une gloire totalement imméritée

Il fallait  en effet entendre :

« Il fait du Kung Fu (puisque totalement par hasard, c’est l’activité sportive la plus proche de  notre sweet home depuis notre déménagement) et il adore (de toutes manières il n’a pas le choix. On n’a rien testé d’autre et j’ai pas l’intention de courir les cours de sport).

En voyant son visage en écoutant ma phrase, j’ai compris qu’elle lisait d’autres sous-titre :

« Il fait du Kung Fu (j’ai étudié tous les sports possibles pour un garçon de cet âge, et c’est celui qui me parait le plus épanouissant) et il adore (mon fils est capable de percevoir son intérêt à faire ce sport alliant force et contrôle de soi).

C’est là que j’ai compris. Compris que la Perfectmother attitude de cette femme, attitude qui m’agressait involontairement car semblant me sussurer : « Tu devrais mieux faire,tu devrais mieux faire », cette attitude en réalité n’est que le reflet d’une énorme angoisse de mal-faire.

Que sa réflexion permanente est sa manière à elle de bétonner pour ne pas se laisser le risque d’agir spontanément et de faire une erreur irréfléchie. Prouvant ainsi l’absolu manque de confiance qu’elle octroie à son propre bon-sens.
Que sa rigidité n’est que l’autre facette de son incertitude permanente, que ses doutes quant à son attitude de mère doivent d’autant plus être angoissants qu’elle semble croire qu’il y a UNE vérité éducative.

Quand nous, les un peu plus décontractées de la maternitude attitude, avons compris qu’il y en a autant que d’enfants, et que chercher LA vérité éducative nous apparait comme une aberration doublée d’une petite torture quotidienne.

Oui, cette peur obsédante et paralysante de « mal faire », je l’ai sentie confusément, dans le regard qui semblait chercher mon indulgence pour le fait que son fils n’ait pas accroché au judo, dans son air presque triste.

 Alors peut-être qu’hier je me suis fait un film…

N’empêche! J’ai rayé une femme de la liste de mes ennemies intimes, les Perfecmother. Et ajoutée à la liste des personnes que je plains sincèrement.

PS : Attention, je n'ai pas dit que je rayais TOUTES les Perfectmother de ma liste hein. Il m'en reste un paquet sous le coude, celles qui, me semble-t-il, ont un tout autre moteur que l'angoisse... Cette précision pour que vous ne vous angoissiez pas sur l'avenir de ce blog...

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Happy Birthday? Ça dépend pour qui!

Lundi 23 Janvier 2012, 04:27 GMT+2par ClaireDDM

 

  

Ça rate pas !
À chaque fois, dans cette situation, le même mélange de sentiments.

 

A chaque fois que je délivre l’un de mes enfants à un « goûter d’anniversaire ».

D’abord, dans les derniers mètres avant le lieu de la délivrance, je veux dire, avant le lieu de la livraison, ce doux sentiment qui m’empare de moi. Dans quelques minutes, ma Marmaille sera prise en charge,  s’amusera et se délectera, et le seul effort qui me soit demandé pour offrir tout cela à mon adorable progéniture, c’est de livrer en temps et en heure, et de dire « À tout à l’heure ! ».

Puis, à moi des heures de liberté !

La vie n’est-elle pas merveilleuse ?

J’entends par ci par là, des voix de vieilles routières du blog sachant pertinemment que j’ai  4 enfants, s’étonner de ces heures de liberté et se demander si je profite d’UNE invitation pour refiler l’intégralité de la Marmaille à l’imprudent parent ayant eu le malheur d’organiser cette fête d’anniversaire.

Non, non, même si la tentation est grande, j’ai toujours réussi à me tenir et à ne refiler QUE le numéro demandé.

Malgré tout, un enfant en moins, surtout le plus petit, c’est de la liberté en plus pour l'après-midi.

Un délicieux sentiment de légèreté s’empare donc de moi dans les derniers mètres. Un vrai plaisir de pousser le bouton de la sonnette, un grand sourire pour dire « Voilà ma Marmaille qui se réjouit de cette fête, merci beaucoup pour l’invit’, et à quelle heure faut-il venir la chercher ? »

Et c'est là que, malgré mon humeur enjouée, à chaque fois, ça ne rate pas! Dès la porte ouverte ou presque, ce drôle de sentiment qui, immédiatement, vient (très très faiblement, je ne suis pas Mère Thérésa)  ternir ma légèreté joyeuse

De voir ces préparatifs de fête, d’entendre ces cris de joie , ces discussions animées et ces bruits de mouvements joyeux….

De ressentir tout cela, soudain m’étreint un confus sentiment de compassion, une sensation de pitié, un élan d’empathie.... pour les parents du héros du jour !


Ceux qui , une après-midi durant, vont se taper les cris d’excitation ou d’engueulade, se fader la gestion du programme et de l’organisation, le soutien psychologique à l’inévitable enfant « qui-reste-dans-son-coin » et les premiers secours aux tout autant inévitables petits bobos qui émailleront l’après-midi.

Et hier de nouveau, ça n’a pas manqué. A peine la porte ouverte, j’ai de nouveau été étreinte par cette drôle de compassion que personne ne me demande d’avoir.  Mais que voulez-vous, je me projette…

Alors que je sais que certaines personnes AIMENT organiser des goûters d’anniversaire…

Dingue non ?

Oui,  hier, où je délivrai de nouveau Marmaille petit-dernier, cette drôle de confuse pitié à l’égard des parents fut de nouveau là.

Agrémentée, pauvre de moi, d’une très nette bouffée d’angoisse…

Presque de sueurs froides…

A la pensée que, pile poil dans une semaine, les rôles seraient inversés.

Et ce sera MOI la mère qui accueillera la troupe excitée, et qui, une lueur d’envie au fond des yeux, verra partir les parents tout allégés de me refiler leur gamin pour l’après-midi.

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