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ClaireDDM

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Un soupçon de Caroline Ingalls (avec l'eau courante), une pincée d'Angelina Jolie (sans les formes), des gros grains d'hystérie, un bon peu de mauvaise foi, une puissante envie d'avoir la paix : drôle-de-mère. Suis-je la seule...?

Offline. On se retrouve dans la vraie vie?

Mardi 19 Juin 2012, 13:26 GMT+2par ClaireDDM

Le blog ferme. 

les commentaires aussi, je sais que sinon certaines d'entre vous me laisseraient des commentaires adorables, voire flatteurs. Et cela me donne toujours l'impression d'avoir utilisé une ficelle très grosse grosse pour récupérer des comms.

Pour celles qui veulent mon adresse email, il suffit de me contacter via "contacter l'auteur" tout en bas de la page. Je laisse le blog ouvert encore quelques jours. Je promets que je répondrai. Le message est cependant limité à 150 signes (je crois).

Si vous passez par Munich, contactez-moi. Vraiment. Vous rencontrer dans la vie réelle serait un vrai plaisir. 

J'ai adoré ces années de confidences échangées , de mauvaise-foi partagée, d'oreilles attentives.

Merci du fond du coeur à toutes.

Très honnêtement, je crois que je reviendrai un jour sous une autre forme. Les aînées rentrent lentement dans l'adolescence, et la somme d'interrogation et de réflexions que cela m'inspire, je sais bien que j'aurai besoin de les coucher sur le papier.

Mais pour l'instant, inimaginable de continuer à me livrer comme je l'ai fait.

Offline. On se voit dans la vraie vie? 

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Un jour si proche et si lointain

Mercredi 13 Juin 2012, 06:13 GMT+2par ClaireDDM

Un jour, il n’y aura plus de petits bras qui s’accrocheront autour de mon cou.

Un jour, les enlacer et les serrer contre moi signifiera enlacer un corps d’adulte. Ce geste se fera-t-il avec tant de naturel qu’enlacer un corps jeune et encore très  enfantin ?

Un jour, le contact physique sera d’une toute autre nature. Ou disparaîtra naturellement. Se laisse-ton encore faire un petit bisou spontané par sa mère quand on a 15, 16,  20, 30 ans ?

Ce jour n’est pas arrivé, mais il est illusoire de croire qu’il est encore lointain.

Je le redoute déjà, autant que je l’espère. J’ai une telle curiosité de savoir quels adultes ils vont devenir. Et une telle peur aussi, la vie peut être si dure.

Mais en attendant, je n’oublie jamais de savourer, déguster et reconnaître ma chance. Quand je les serre contre moi.

  

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Des bagues et des histoires

Mardi 12 Juin 2012, 05:50 GMT+2par ClaireDDM

J’ai lu récemment une jolie phrase qui m’a faite cogiter…

« Chaque bague a une histoire »…

J’ai d’abord haussé un sourcil dédaigneux. Je n’aime pas ce genre de phrases chocs et générales.

Puis j’ai réfléchi (oui c’est un de mes problèmes récurrents, agir avant de réfléchir, merci de ne pas me le faire remarquer).

J’ai regardé mes doigts.

Trois bagues en tout et pour tout, deux sur le même doigt. Même pas trois bagues d’ailleurs, deux anneaux et une bague.

Toujours les mêmes, jour après jour, nuit après nuit. Je ne suis pas une aventurière des bagues. Les bracelets, les colliers, les boucles d’oreille défilent. Pas les bagues. Est-ce-parce que c’est un bijou que seuls des intimes peuvent offrir, le seul bijou où il existe un vrai problème de taille ?

Oui, plus que les autres, ces bijoux ont une histoire. Les 2 anneaux représentent 2 périodes de l’amour. La bague représente une histoire d’amitié longue et forte. Mes bagues sont sur mes doigts (ça c’est de l’info coco), elles ne sont pas là par hasard et y restent car plus que tout autre bijou, elles portent avec elles des personnes ou significations qui me sont importantes.

Alors oui, chaque bague a une histoire. Je rabaisse mon sourcil dédaigneux et j’acquiesce. Et même oserais-je le dire ? Je trouve cette phase est très jolie… 

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Crispation hebdomadaire, souvenirs d'enfance et "Dolto, parfois c'est pas l'invention du siècle"

Lundi 11 Juin 2012, 06:21 GMT+2par ClaireDDM

Aujourd’hui, un sujet tellement douloureux, tellement complexe, tellement multi-aspects, que malgré le nombre d’années depuis lesquelles il est un élément- ô combien douloureux - de ma vie, je ne l’ai jamais abordé sur ce blog.

Sujet délicat, aux confins de la psychologie, du sport, de l’équilibre, des rapports familiaux j’en passe et des meilleures.

Sujet résumé par 5 mots :  « La sortie familiale du dimanche »…

Un sujet de thèse en soi.

Or donc, je me lance…

Hem hem..

Toute petite déjà, à l’âge où les couettes et les soquettes blanches ne me faisaient pas peur, oui j’ose le dire, toute petite déjà...

 

Non je sens que je vais vite gaver le lectorat, lequel malgré sa grande magnanimité à mon égard,  n’est pas non plus insensible à l’ennui incommensurable soulevé par mes souvenirs d’enfance. Je résume donc

Toute petite déjà, la sortie du dimanche me gavait grave.

La promenade dans la forêt le dimanche après-midi d’automne, la ballade en vélo… C’est bien simple, encore aujourd’hui rien que le souvenir me file des boutons.  

En conséquence logique, un de mes grands serments d’adolescente à l’égard de mes futurs enfants qui ne savaient pas encore quel bol ils avaient de tomber sur moi comme mother, fut de ne JAMAIS les sortir de force le dimanche après-midi pour quoi que ce soit.

Evidemment, aujourd’hui je ris.

Je veux dire, je ris et je pleure.

Je ris, c’est nerveux, en observant mon reniement à ma pureté d’adolescente aux idées si élevées,  parfaites mais tellement utopiques. Je pleure en essayant de convaincre une Marmaille de sortir le dimanche.

Ah ben oui, parce que depuis, j’ai compris que la journée entre  4 murs, si elle peut être sympa de temps en temps, n’est pas une solution totalement adaptée au développement de petits corps en plein développement. Toute la journée enfermés,  ils finissent par péter les plombs. Mais ça ils ne s’en rendent compte que vers 18 heures, quand ils pètent les plombs justement. Pas quelques heures avant quand l’expression fatidique « On sort ? » est lancée. Résultat des courses : conflit en perspective le dimanche matin/midi. Et pourtant, ils me restent une trace de l’enfant que je fus, et je bannis les sorties qui me gavaient. Faut croire que j’en ai recréées des de la même espèce.

Car il y en a TOUJOURS un ou une qui ne veut pas. TOUJOURS! A part la baignade - et encore - rien de rien ne trouve grâce à leurs 8 yeux simultannés (En tous les 8 yeux, hein, chez les DDM on n’est pas dans le remake de Monsters and Co, et chacun n’est affublé que d’une seule paire d’yeux. Magnifiques leurs yeux soit dit en passant, of course).

Et c’est pas pour cafter, mais  le problème vient récurremment très souvent du même élément de la Marmaille.  Dont le programme de rêve est : pyjama du vendredi soir au lundi matin.

Pourquoi faut-il que je m’obstinâsse à vouloir l’entraîner à l’extérieur ? Non mais pourquoi je m’inflige ça ? Les discussions sans fins, le creusage de tête pour trouver LE truc qui lui donnerait envie de sortir, la nécessité de faire preuve d’un minimum d’autorité.
Pour finir par traîner une Progéniture dont la tête renfrognée et la démarche ostensiblement traînante, 10 pas systématiques en arrière, me feront regretter toute l’après-midi de ne pas être née plus tôt. Disons avant Dolto, époque bénie où la torgnole était une méthode d’éducation paraissant tout à fait adéquate dans ce genre de cas. Voire l’aller-retour quand il fallait se défouler un peu d’une crispation induite par cette attitude tout sauf apaisante.

 

Parce que oui, je l’avoue sur ce blog, mais je m’obstine. Je m’obstine à vouloir la sortir. Avant, c’était par responsabilité : impossible de laisser une enfant si jeune seule dans la baraque. Maintenant c’est par une sorte de stupide reflexe à la limite de l’hygiéniste qui me fait penser que se traîner tout un w.e en pyj doit rester un privilège des journées au temps  vraiment pourri. Ce qui permet justement d’apprécier à leur juste valeur les journées au temps vraiment pourri.

Bref, vous comprendrez donc qu’aujourd’hui nous sommes dans la fonction première de l’existence de ce blog, à savoir me défouler en disant du mal de quelqu’un. A la base, c’était plutôt des Perfektmother.

 Aujourd’hui ça tombe sur ma Marmaille, mais elle l’a bien cherché.

Surtout… Elle !

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Une étape,une panique, la routine...

Vendredi 8 Juin 2012, 07:02 GMT+2par ClaireDDM

Mère-ma-sœur, tu connais le commutateur « on/off » de la panique ? Celui qui tout à coup se met sur « on », alors que jusqu’ici tout allait bien, on maîtrisait la situation, on soupesait les dangers courus et sa position « off » paraissait tout à fait légitime.

-          « Ils ne sont pas encore rentrés, c’est étonnant mais pas anormal, ils voulaient rester plus longtemps, je n’ai pas pu leur donner une heure précise,  la piscine ferme dans longtemps, ils aiment l’eau, tout reste tout à fait logique. Ils ne sont pas encore rentrés, c’est un peu étrange, mais c’est normal. Oui c’est normal, c’est la première fois qu’ils vont à la piscine seuls, mais tout ca bien, aucune raison de s’inquiéter. »

Et puis tout à coup, sans qu’aucun événement supplémentaire n’intervienne, ce commutateur passe sur « on ».

Comme ce jour-là, jour de leur première piscine sans adulte. Tout va bien, décision assumée, pesée, ils y vont seuls. Tout va bien, ils ne sont pas encore revenus.

Puis tout d’un coup,la panique s’allume. Commutateur sur « ON » :

- « C’est pas normal. Ils auraient déjà dû rentrer. Ils auraient dû au moins appeler. Je devrais être capable de les joindre sur le portable, pourquoi ils ne répondent pas ? ».

 Et l’inévitable inhérente culpabilité :

-          « J’aurais jamais dû accepter qu’ils y aillent seuls . Personne ne pouvait les accompagner, tant pis, ils seraient restés à à se bouffer des DVDs à la maison, c’était de la folie pure de les laisser y aller seuls »

Puis de nouveau, comme je me flatte de ne pas rentrer dans la catégorie des mères hystérique (enfin pas systématiquement hystérique je veux dire), des arguments sensés refont surface :

-           « Non ils n’auraient pas déjà dû rentrer, aucune heure de sortie de piscine n’avait été donnée. Et s’il est vrai qu’en général on reste moins longtemps, tout peut toujours changer, peut-être y-avait-il des copains à la piscine ? »

-          « Non ils n’auraient pas pu au moins appeler, s’ils sont dans l’eau, ils n’appellent pas, ils ont l’intelligence d’avoir laissé leur portable au sec. »

-          «  Non je ne peux pas les joindre sur les portables s’ils sont dans l’eau, c’est impossible, soyons sérieux. »

Un peu comme dans ce jeu où deux équipes tirent en sens inverse sur une corde, le gagnant étant celui qui réussit à attirer l’équipe adverse sur son terrain, je me sens attachée à une corde que l'angoisse tire, tire, vers le terrain de la panique. Et moi je  tente de résister avec mes vaillants petits neurones de la raison et du bon sens. Mais la corde continue de tirer, tirer. Parfois je résiste avec succès, parfois je fais un bond en avant vers la panique. Dans ce jeu, les avancées sont souvent par à-coups.

La panique veut m’attirer sur son terrain. Ma raison me dresse un tableau tout à fait normal de la situation et me permet de résister.

Angoisse ? Pas angoisse ? Je me projette une ou deux heures après. S’il s’est passé quelque chose, comment justifier de ne pas avoir commencé à me bouger au moment où l’angoisse est arrivée ? Mais si la situation est tout à fait normale, comment justifier d’avoir fait un branle-bas de combat, parce qu’exceptionnellement ils sont restés plus longtemps à la piscine alors même qu’ils avaient le droit de rester autant qu’ils voulaient ?

Angoisse ? Pas angoisse ? Bouger ? Pas bouger ?

Finalement j’ai bougé, ça ne coûte pas grand-chose, même si c’est une énorme perte de temps. Même si le risque de les croiser sans le savoir est grand, chacun dans notre transport en commun. Même si c’est ridicule.

Mais ce mouvement est vicieux. Le fait de décider de bouger justifie insidieusement l’angoisse. Qui augmente.

Voilà,  ce jour-là fut une journée où le commutateur-de-Panique  s’est mis sur « on » tout seul.

Et où seul le coup de fil « Ils sont arrivés » l’a fait redescendre. Redescendre si brutalement que les larmes de soulagement me sont montées aux yeux.

Alors dans le calme retrouvé, je me suis souvenue… Souvenue que chaque étape d’autonomie vers l’extérieur , que je leur ai accordée, je l’ai payée de cette angoisse.

Leur accorder petit à petit leur autonomie de mouvement, c’est un cadeau que je nous fais à tous. Moi qui me libère petit à petit de contrainte, eux qui gagnent de la liberté, de la débrouillardise, de la capacité à s’assumer seuls.

De l’autonomie, tout simplement.

C’est indispensable. Je le fais ni plus tard, ni plus tôt que les autres parents autour de moi, vivant dans les mêmes conditions, le même quartier. Je le fais après les avoir bien observé lors de pré-étapes. Je le fais quand je suis certaine qu’ils sont mûrs pour cela.

Mais je paye chaque étape d’une panique, moi qui suis d’un naturel serein. Et de son inévitable corollaire de culpabilité. Chaque première fois se termine dans une montée d'adrénaline extrême pour moi. Maîtrisée plus ou moins. La première fois passée, cette angoisse ne revient jamais de cette manière si irrationnelle, je commence à en avoir l’expérience.

Je viens de comprendre que ce scénario se renouvellera, il s’empirera au fur et à mesure que les degrés d’autonomie seront sur une autre échelle. Non plus une après-midi piscine seuls, mais une soirée de fête, un voyage entre copains, que sais-je encore ?

Je payerai chaque nouveau seuil de leur autonomie par une panique. Le seuil passée, la nouvelle étape de l’autonomie bien en place, la panique ne réapparait plus sous cette forme brutale.

Oui je payerai en monnaie de courts instants de panique les acquis de leur autonomie. Comme bien des parents.

C’est la plus chère des monnaies, et pourtant je la donnerai encore et encore. Car ce sont eux les gagnants.

PS : Merci pour à toutes celles qui ont pris la peine de laisser un comm sur le texte précédent. Impossible décemment de répondre individuellement, mais ils sont importants

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