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Un soupçon de Caroline Ingalls (avec l'eau courante), une pincée d'Angelina Jolie (sans les formes), des gros grains d'hystérie, un bon peu de mauvaise foi, une puissante envie d'avoir la paix : drôle-de-mère. Suis-je la seule...?

Etudes poussées? Attention!

Jeudi 9 Fevrier 2012, 06:07 GMT+2par ClaireDDM
  

Mère ma soeur, j’imagine que comme l’immense majorité d’entre nous, tu rêves d’un avenir radieux pour ta progéniture, et il te semble que ce côté radieux de l’avenir serait plus simple à atteindre si ton enfant poursuivait un minimum ses études.

Et que peut-être, passer sur une voie pro dès la fin de sa  5ème n’est pas le plus chemin le plus sûr pour accomplir un destin enchanteur.

Tu aimerais donc que Marmaille poursuive ses études assez longtemps.

Mouais.

Réfléchis à deux fois.

Mais réfléchis bien hein.

Parce que, avant l’avenir radieux, il y a le présent tout court. Avec  les devoirs imbittables que cela suppose:

-   « J’ai pas compris, tu peux m’expliquer ? »

Sans vouloir me mettre en avant, il faut que je révèle sur ces pages que vu la longueur et la tenue des mes études, je devrais être en mesure d’expliquer pas mal de trucs, notamment scientifiques.

En 5ème, je devrais encore pouvoir suivre.

Devrais.

Mais tu l’as déjà compris grâce à l’emploi du subtil conditionnel, je commence déjà à être larguée. Et à avoir besoin de longs instants de réflexion. Mais vraiment longs les instants hein…

D’autant plus longs que, si de l’extérieur on peut mettre ces sourcils froncés et ce regard fixe sur le compte de pensées telles que :

-          « Bon étant donné  l’hypothénuse, l’axe de symétrie, et la puissance au cube etc… »

Vu de l’intérieur ça donne plutôt cela

      -         « Attends j’y comprends rien, c’est quoi ce bordel ? Et dans les pages consacrées au cours y disent quoi là-dessus ? Rien ? Mais c’est quoi ce livre pourri ? »

Sauf que... eh eh, j'ai une arme secrète. Je fais partie des mères extrêmement privilégiées qui ont eu la chance insolente d’avoir eu deux enfants pour le prix d’un lors de la première naissance.

Grâce à ce cadeau du Ciel, mes instants de réflexions se terminent souvent par un :

-          « Dis moi Marmaile jumelle, tu as bien compris toi l’exo n°4 p. 127 ? » Tu veux pas venir l’expliquer ? »

Refourgant illico-presto la corvée à un élément marmaillesque, je peux, non seulement retourner m’enfouir sous les couvertures sur le canapé (oui, pour les personnes qui liraient éventuellement ce texte dans quelques mois, sachez qu’à l’heure où je vous écris, on s’attend à une invasion de touristes pingouins et ours blancs qui viendraient profiter du climat clément pour eux sévissant actuellementen Europe), mais en plus je peux avoir la conscience en paix, voire vaguement fière, de la mère qui contribue à renforcer les liens sororaux.

 

C’est-y-pas la belle vie ?


Bref, tout ça pour dire, que si tu n’as pas un échantillon Marmaillesque en double qui permet l’entraide cordiale, puis ensuite l’entraide en descendant dans la pyramide des âges familiales, réfléchis-bien avant de pousser vers les études. Ton cerveau en surchauffe te dit d’avance merci.

Les étudiantes et étudiants qui viendront un jour éventuellement compléter leurs petits revenus autour de la table familiale de devoir, aussi.

Eloignant, par leur simple présence et les bifftons qui passeront dans leurs poches, l’espoir de ma retraite dans les mers du Sud.

 

PS : Sans rapport, je m'excuse platement pour toutes les fautes laissées dans le précédent texte. Mis en ligne à l'arrache, et PAS RELU! Oui je sais, c'était flagrant, je vous présente toutes mes excuses.  

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Une fratrie harmonieuse et une mère présomptueuse

Mardi 7 Fevrier 2012, 06:31 GMT+2par ClaireDDM

 

 
 

 

Si les relations restent si fortes entre eux, si leur complicité survit aux humeurs des adolescences de chacun, avec ce que cela sous-entend d’attitudes impulsives tirant parfois sur le désagréable.

Si les rires d’hier soir resteront une composante de leur vie d’adulte quand ils se retrouveront.

Si le plus jeune garde cette confiance inébranlable qu’il a dans le soutien de ses aînées. Si au fur et à mesure que les années passent et que leurs phases de développement s’équilibrent, il découvre que lui aussi peut-être un soutien.

Si les confidences échangées, souvent  loin de mes oreilles, continuent d’être aussi fréquentes.

Si leur groupe continue d’être aussi soudé chaque fois qu’il faut affronter une étape un peu difficile, un moment délicat.

Si leur capacité de se suffire à eux-mêmes, tout en étant capable, à l’unité, de créer des amitiés fortes, reste une des caractéristiques de cette fratrie.

Bref, si cette fratrie garde cette harmonie si souvent présente malgré les inévitables tensions et moments de solitude recherchés et revendiqués.

Alors je sais que je serai fière. Une fierté bête, une fierté sans doute totalement injustifiée, me rendant présomptueuse comme je le suis rarement. Fière alors que suis et serai encore incapable d’expliquer dans quels gestes, dans quelles attitudes, dans quelles ressorts cette harmonie a trouvé sa source.

Pourtant fière. Si heureuse de les voir être tant les uns pour les autres

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Hugh. Petit pot à tabac a parlé

Lundi 6 Fevrier 2012, 04:29 GMT+2par ClaireDDM
  

Aujourd’hui, nous allons parler de l’actualité chaude du moment. Chaude étant à prendre dans son sens métaphorique, ô combien puisqu’il s’agit des températures actuelles et de leurs quelques incidences sur notre vie de mère.

Températures face auxquelles, Mère-ma-Sœur, tu seras  d’accord avec moi pour dire qu’une seule phrase peut en toute objectivité, avec concision et réalisme,  résumer la situation :

-   « Putain, mais j’y crois pas mais c’est horrible, mais c’est pas vrai comme y caaaaille ! »

Phrase induisant tout un tas de phénomènes reflexes primaires et de base, comme l’entassement des paires de chaussettes, la recherche de tous les polaires de la garde-robe, la disparition absolue de tout centimètre de peau à l’air libre en extérieur, et même en intérieur, on n’est jamais trop prudents. Il existe parfois de ces des courants d’air traîtres qui ont vite fait de refroidir un corps réchauffé après bien des thés chauds, et déguisement particuliers à base de couches de pulls successives, voire de plaids porté comme un pareo, transformant toute personne adepte de ce déguisement (Bibi) en pot à tabac ambulant. Pot à tabac réchauffé cependant, et c'est bien ce qui compte!

Bref,des reflexes de survie tout à fait logiques, franchement qui peut me contredire ?

Hein qui ?

Qui ?

Ben la Marmaille.

Chaque jour.

La Marmaille qui ne voit pas l’intérêt des bonnets quand moi-même, si j’ai le malheur de sortir sans rien sur la tête, sent immédiatement mes neurones devenir aussi sexy que des bâtons de poissons surgelés, la chapelure en moins. La Marmaille, qui ne comprend pas, malgré mes tentatives pluri-quotidiennes d’explications, qu’il y a une différence notable entre un sweat en coton léger et un polaire. Et que ce n’est pas parce que, grosso modo ils ont la même forme qu’il faut considérer qu’ils sont interchangeables.

Et encore, le sweat, c’est les bons jours. Le tee-shirt à manches longues d’après la Marmaille, est aussi une pièce vestimentaire qui semble tout à fait adéquate pour lutter contre des températures avoisinantes des -10°C

La Marmaille pour résumer, qui, en absence pourtant notable de tout milligramme de graisse entre sa peau et ses os, considère que se couvrir est superfétatoire et franchement gonflant. Partir le manteau ouvert, où est le problème ?
Et tu sais quoi Mère-ma-sœur ? J’ai tendance à ne pas trop insister. Pas insister sur le bonnet, pas insister sur les gants, sur le polaire, j’en passe et des meilleures.

Pourquoi je n’insiste pas sur les gants, écharpes, polaire en plus,  et autres accessoires aussitôt enlevés dès arrivés à l’école ?

Parce que…. 

…Ô  combien de gants, combien d’écharpes, combien de chauds bonnets

Qui sont partis bien doux pour des journées studieuses

Dans ces mornes écoles, se sont évanouis

Combien ont disparu, dure et triste fortune !

Dans un oubli sans fond, par un rhabillage sans attention,

Sous l’aveugle oubli, à jamais enfouis.

 Claire DDM, librement inspiré, (en espérant qu’il ne se retourne pas trop dans sa tombe), de Victor Hugo.

 

Voilà pourquoi je n’insiste pas. Marre de racheter, marre de chercher le 2ème gant au moment du départ, marre de demander « Mais il est où le polaire  que je t’avais dit de mettre ce matin ? »

Marre.

Que la Marmaille sorte et se caille. Le jour où elle en aura marre de se cailler, elle se couvrira.

Hugh. Didihème ze bloug, alias Petit Pot à Tabac Bien Chaud a parlé. Qu’on aille chercher le calumet de la paix et qu’on enterre la guerre du « couvre-toi »

 

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Dix ans après (simili-rediff)

Vendredi 3 Fevrier 2012, 04:31 GMT+2par ClaireDDM
 

Pas le temps d’écrire, et pas envie de laisser le problème d'un yaourt qui pleure tout le week-end en stand-by. Alors j’ai repris un petit texte très vieux et disparu dans la stratosphère intergalactique du net.  

Oui, à l’époque, dans le cadre d’une chaîne, très à la mode dans le milieu des années 2000 (comment que j’analyse mon époque), on m’avait demandé comment je me verrais dans dix ans.

NB : J’ai de plus en plus de mal avec la concordance des temps, si quelqu’un veut me corriger, il/elle est le bienvenu/e).

Le texte date, puisque dans 10 ans, j’aurai plutôt des jeunes adultes que des ados à la maison, mais disons qu’avec le phénomène des jeunes adultes qui trainent en longueur leur adolescence chez Papa-Maman, ça peut rester d’actualité. J’ai malgré tout changé 2-3 trucs :

 

Or donc, comment je me vois dans 10 ans ?

Et bien absolument identique à aujourd'hui, portant toujours belle mes 28 ans, pourquoi?

 

Question suivante.

 

Ah oui, non j'oubliais...

Je suis mère d'ados.

 

Mes enfants ados, ce qui change c'est évidemment la bannière de ce blog. (Eh oui, je compte bien m'accrocher au blog comme la moule à son rocher tiens!)

 

Au lieu de petits petons mignons, cette bannière se compose désormais de pieds qui puent et chaussettes sales, pointures de 38 à 44.

 

A part ça dans dix ans comme aujourd'hui, le soir je leur dirai bonne nuit. Seule nuance, ce ne sera plus eux, mais moi qui irai me coucher après avoir pris ma tisane et remis un tricot de laine sur mes épaules.

 

Dans dix ans comme aujourd'hui je rugirai que bord* de m* je ne suis pas la bonne. Sauf que rapport aux écouteurs greffés dans leurs oreilles, ils s'en tamponneront allègrement le coquillard. Mais dans dix ans comme aujourd'hui, après avoir rugi, j'aurai ce petit air niais de la personne qui vient de se soulager et qui promène un regard béat sur ce qui l'entoure.

 

Dans dix ans comme aujourd'hui, je me poserai des questions sur le sujet de la sexualité. Mais cette fois-ci, s’il y en a, les questions seront urgentes, ne me laisseront que peu de temps de réflexion, et il ne sera plus question de s’en tenir aux illustrations des manuels scolaires.

 

Dans dix ans, comme aujourd'hui, on se fera des festins de granolas. Sauf qu'ils auront depuis longtemps fait des progrès en arithmétique et qu'il sera bien fini le temps où je leur faisais croire qu'un paquet de biscuits divisé par le nombre d'individus présents dans l'appart, ça fait pas 1 gâteau pour chacun d'entre eux et le reste pour moi. D'où âpres négociations, calculs d'apothicaire et partage du dernier Granola par un découpage millimétrique. Et surtout pléthore de paquets de granolas vides dans leur chambre, prouvant ainsi que, contrairement à ce qu'ils me répondent quand je leur demande d'y aller, ils ont le temps parfois d'aller faires des courses.

 

Dans dix ans comme aujourd'hui je serai cernée de Perfectmothers qui sauront tout sur les dérogations pour les meilleurs lycées ou prépas, et sur les éditions de compléments de manuels scolaires, sur les filières à suivre et celles qui sont pourries. Pendant qu'éventuellement je tenterai de négocier qu’avant de partir garder des chèvres dans le Larzac ou ailleurs, assurer un diplôme minimal serait peut-être une bonne idée.

 

Enfin et surtout, dans dix ans je pourrai enfin réaliser mon rêve. Tenant en cela une promesse jamais oubliée faite à moi-même alors qu'ils étaient encore bébés.

Je me réveillerai le dimanche matin vers 7 heures (quand on a la volonté, tout est possible).

 

Et pour les remercier de ces années  continues sans aucune nuit complète et avec disparition absolue de mes grasses matinées dans la stratosphère intergalactique, je me présenterai dans leur chambre sur les coups de 7 h 02,  et je chanterai à tue-tête. Des tubes de ma folle jeunesse. En y rajoutant des "badous-badous" et autres "leinheinhein" qui rythment l'affaire.  Toujours à tue-tête. Jusqu'à les avoir réveillés, mais vraiment réveillés hein. Pas juste un grmourf qui sort de sous la couette.  Et lorsque leur tête ébouriffée jaillira enfin de sous l'oreiller, j'irai me recoucher pour de longues heures. Comme eux d'ailleurs, je ne me fais pas d'illusion.

 

Mais Boun Diou, je l'aurai fait.

 

En attendant, et pour être prête le moment venu, je fais mes vocalises tous les matins sous la douche.  Et c'est drôle, comme s'ils avaient une prescience de ce qui les attend, bien souvent je les entends derrière la porte:

 

-    "Pitié, arrête maman s'il te plaît, c'est moche".

 

Ces petites bêtes, leur instinct ne les trompe pas...

 

Niark niark...

 

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Des rires qui pleurent

Jeudi 2 Fevrier 2012, 04:26 GMT+2par ClaireDDM
  

 J’ai insisté pour qu’elle mange un yaourt.

Ce que je ne fais sinon jamais. La nourriture est un domaine sur lequel j’évite tout exercice d’autorité. Je choisis d’autres voies, je montre l’exemple si je peux, mais je ne force jamais. J’exige encore moins. J’ai assez lu pour savoir qu’il existe un danger à trop mettre d’enjeu dans la nourriture, et peut-être pas assez lu pour me sentir capable de l’affronter d’une manière sereine.

Mais hier j’ai insisté. Je savais que j’étais sur un fil, ou plutôt je savais que prenais le risque d’y être. Je savais que même si je ne relie jamais la nourriture à la santé mais seulement au plaisir de manger et de se sentir bien, les discours ambiants suffisent.

Et qui dit yaourt dit calcium.

Qui dit calcium dit os.

Qui dit os dit grandir.

Elle dont la taille reste si petite. Elle qui, lentement, sans encore le savoir, sort des courbes, même des extrêmes.

« Très vraissemblablement un retard de croissance dit le médecin. Mais allez tout de même voir un endocrino »

Oui, le risque d’associer yaourt à grandir, je le savais, était grand. Parce que je ne crois pas qu’on combat des gênes à coup de yaourts, je ne fais jamais cette association, et encore moins  ne l’exprime à voix haute.  Ce sujet n’est pas mis sur la table familiale.
C’est pourquoi hier j’espérais que mon insistance passe inaperçue. Même si, dans ma tête, à ce moment là,  je le faisais ce lien, entre « yaourt et aide à la croissance ». Un reste de « bon sens populaire », qui m’a fait me dire que ça ne pouvait pas faire de mal. Parce que depuis quelques jours, mon inquiétude grandit.

Et si… ? Cette petite taille qui persiste… ?

Alors j’ai insisté, contrairement à mon habitude. Doucement, sans crier, mais fermement.

Alors elle a ri. Un rire nerveux. Puis elle a pleuré. Puis elle a ri de se voir pleurer. Puis elle a pleuré de se voir rire. Elle riait, pleurait, passait de l’un à l’autre. Sans hystérie, sans cris. Plutôt étonnée :

-          « Mais pourquoi je pleure ? Mais pourquoi je ris maintenant ? Je ne comprends pas, pourquoi je ris ? Et maintenant je pleure ? »

Et moi qui observais, et moi qui malgré tout, toujours doucement, insistais.  Qui me demandais l’origine de cette micro-crise ne nerfs sans cris. Ou plutôt, moi qui m’interrogeais, de savoir si j’avais raison de penser que la source de ces pleurs-qui-rient, de ces rires-qui-pleurent, si cette source était bien . Sur le fil qui touche à sa petite taille. Ou bien si tout cela n’était qu’extrapolation de mon esprit.

Mais les pleurs continuaient. Les rires. Les pleurs. Les pleurs de ne plus savoir se contrôler. Les rires de ne plus comprendre.

Alors je me suis dit que seul un chagrin profond pouvait avoir cette puissance là. Que je devais la forcer à sortir les mots de ce chagrin. Elle n’a pas réussi à les trouver, trop jeune pour l’introspection ?

Je les ai dits pour elle.
J’ai parlé de sa taille, je lui ai redit les paroles rassurantes du médecin, je lui ai dit que son corps qui se développerait plus tard que les autres serait le plus gracieux, car elle aurait son corps d’adulte à un âge où l’esprit l’accepte mieux. Je l’ai caressée, câlinée.
Les pleurs étaient toujours là. Mais les rires avaient disparu.

Les pleurs sont restés, à fleur de sa jolie peau, mais ils se sont calmés.

Les mots ne sont pas sortis.

Et moi je reste avec mes interrogations… Ai-je eu raison de mettre ces mots-là ? Ai-je eu tort d’insister ?

Comment trouver l’équilibre entre mettre les mots sur un problème pour ne pas le laisser devenir tabou, et ne pas en mettre trop pour ne pas lui donner artificiellement une importance plus grande ?

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