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ClaireDDM

drole de mere

Un soupçon de Caroline Ingalls (avec l'eau courante), une pincée d'Angelina Jolie (sans les formes), des gros grains d'hystérie, un bon peu de mauvaise foi, une puissante envie d'avoir la paix : drôle-de-mère. Suis-je la seule...?

Idéàlakon king size

Mercredi 20 Mai 2009, 06:45 GMT+2par ClaireDDM
  S'il y a bien une idéàlakon qui mériterait le Nobel des idéàlakon, c'est celle d'inviter un petit copain pour notre jeune enfant. Notre tout-petit tout-craquant celui qu'on accompagne tout les matins à son école maternelle, voire à sa crèche.

Pleine de nos souvenir d'enfance et du plaisir qu'on avait à être entourée d'amis, nous voilà toute heureuse d'offrir à notre petit cette joie simple, pure et naturelle : l'après-midi avec un copain.
Sans vouloir casser l'ambiance, il me semble de mon devoir de faire une petite remarque :  nos souvenirs, ils remontent très rarement à notre toute petite enfance. Et nos "supers après-midi avec les copains" ils datent sans doute du temps où notre âge avait déjà deux chiffres, ou presque.
En l'appliquant à un petit bout tout juste propre, nous faisons une erreur chronologique majeure!

Erreur qui ne va pas tarder à nous sauter aux yeux, matérialisée par deux ou trois petits détails.

Lesquels de petits détails te demandes-tu naïvement mère-ma-soeur? (huhuhu, excusez-moi, encore une fois un rire nerveux)

Et bien par exemple quand une petite voix de trompette sortira de la porte des toilettes avec un triomphant "j'ai fini!", et qu'on réalisera qu'en l'absence de tout membre de sa famille (sa mère, son père, sa cousine issue de germain, son poisson rouge...), c'est à NOUS de nous taper la corvée. Et d'une manière très étrange, alors que la matière et le geste sont identiques à ce que nous faisons quotidiennement, cela nous paraît parfaitement dégoûtant.

Mais en MDF de choc, on passe cependant l'épreuve avec succès, on n'est plus à ça près, surtout que ça va vite.

Contrairement à l'autre matérialisation de notre fatale erreur.

L'autre, elle nous saute aux yeux trente-huit minutes après l'arrivée du petit copain. (Comme tous les chiffres données sur ce blog, celui-ci est a été calculé grâce à un satellite aimablement prêté par la NASA à Didihème-ze-bloug).

Trente-huit minutes?

Trente-huit minutes.
Le temps que la puissance invitante (ton petit bout) montre tout fièrement son royaume, le temps que honorable invité (petit copain) explore ce nouveau territoire, le temps que puissance invitante et honorable invité s'organisent leur petit jeu, très heureux de jouer ensemble.

Trente-huit minutes.

Durée au bout de la quelle, honorable invité va commencer à tourner en rond, à se demander où est sa maman, à ne plus avoir envie de jouer avec son copain qui de toutes manières présentement s'est organisé une occupation solitaire.

Or un tout petit qui tourne en rond, qui va-t-il voir?
L'adulte le plus proche!
Bibi, me, myself, dans le cas dont je vous parle.

Et l'adulte le plus proche (bibi, me, myself dans le cas dont je vous parle) qu'est-ce qu'elle se sent obligée de faire devant la détresse de ce tout petit à qui l'ennui vient très inopportunément rappeler qu'il est loin de sa maman?

Elle se sent obligé de jouer avec lui!
Moi! Jouer avec un enfant!
Moi, qui ai fait signer un contrat à mes enfants dès leur naissance, avec l'empreinte de leur pouce trempé dans le sang du cordon ombilical, contrat stipulant que jamais au grand jamais je ne jouerais avec eux.
Moi qui n'ai toujours pas compris comment on joue à Croque-Carottes, jeu de société pour les 3-5 ans, qui traîne quelque part chez nous depuis 7 ou 8 ans!

Moi! Je me retrouve à 4 pattes sur le tapis, autour de moi un monceau de jeux de société dont la quantité ferait honneur à n'importe quel rayon jouet d'hyper-marché de banlieue, et je laisse honorable invité décider pour nous deux du prochain jeu à essayer.

Après-midi pourrie et qui n'en finit pas, puisque, folle que je suis, j'avais suggéré à la mère de le laisser "3 bonnes heures, le temps qu'ils puissent bien jouer".
Si j'avais su que ce serait "3 bonnes heures, le temps qu'ils jouent 38 minutes ensemble et que je joue 2 heures 12 ensuite", tu penses bien que je me serais fermement abstenue de toute invitation.

Et pourtant...
Et pourtant je le savais, puisque ça m'était déjà arrivée avec Marmaille n°1, Marmaille n°2, Marmaille n°3.

Pourquoi, mais pourquoi ai-je recommencé avec Marmaille n°4????

Rendez-moi mes neurones!!!

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Idée à la gomme

Vendredi 23 Janvier 2009, 06:28 GMT+2par ClaireDDM

 Mère-ma-soeur, si ton enfant a, allez... à la louche..., moins de 4 ans, ceci est un message grave et d'une extrême importance. J'espère qu'il n'arrive pas trop tard et que j'ai encore le temps de te sauver d'un péril certain.

Voilà, il s'agit encore, tu t'en doutes, d'une idée à la con.
Du genre de celle qu'on regrette sévèrement.
Je plante le décor: Janvier, une caillante sévère, le vent, le froid, un week-end entier devant toi, plus les mercredis et tous les autres week-end.

Tu es occupée à faire tes achats de subsistance (sans oublier au passage une plaque de ton chocolat préféré, normal, ça s'appelle self-preservation). Et alors que tu traverses par hasard le rayon papeterie, soudain tu le vois.
Lui.
Le responsable de ton idée à la con du jour.
Un joli sac muticolore!!! Rempli de petites gommettes prédécoupées, de toutes tailles, de toutes couleurs, de toutes formes!

Et là ça fait tilt (malheureuse!)

Que c'est mignon, que c'est amusant!
Et surtout, surtout... que c'est tout prêt!!!
Voilà un atelier travaux-manuels tout trouvé, éééspécial marmaille pourvue d'une mère à fort poil dans la main.
Zero effort (pour la mère), 100% plaisir (pour la marmaille).
Bingo!

Madame la caissière, pas besoin d'emballer, c'est pour consommer tout de suite.

De retour à la maison  (je rappelle la caillante, la pluie, le vent qui battent les fenêtres de ton humble logis), au premier:
-    "Maman, tu joues à..."
Tadaaaaa, tu sors ton arme secrète.
-     "Prunelle de mes yeux, regarde ce que ta maman chérie t'a acheté. Regarde comme c'est amusant, tu vas coller des 'tites gommettes tout l'après-midi sur une feuille, et pis moi je vais aller bouquiner sur le canapé. C'est d'accord? On fait comme ça?"

Tu parles que c'est d'accord!
Oh bien sûr, Marmaille n'est pas contrariante et, enthousiasmée par ces petites gommettes, elle s'attaque tout de suite à son grand-oeuvre gommettesque.

C'est juste qu'il y a un problème.

Un léger, un infime..

Parce que les petites gommettes, avant de les coller n'importe comment sur une feuille, faut les  dé-co-ller de leur support de papier-plastifié! En introduisant un ongle acéré mais néanmoins délicat entre la gommette et son support.
Activité rigoureusement impossible pour la Marmaille d'âge pre-ou tout juste-maternelle à qui les-dites gommettes sont destinées! L'ongle acéré, on oublie, ça deviendrait vite objet contendant au bout de ses menottes.
L'ongle délicat, comment dire, c'est un peu un oxymoron pour un enfant si petit.

Résultat, en fait de lecture peinarde du Elle, langoureusement installée sur le canapé, tu te retrouves accroupie à côté de ta progéniture à lui décoller, une par une ,ces foutues gommettes.
Avec cerise sur le gâteau, plein de petits bouts de papier-plastifié blancs, précédemment support de gommettes et présentement libérés de leurs obligations, qui volent dans tous les coins au moindre mouvement.
Bilan de l'opération gommettes : pas eu un moment de liberté, des fourmis dans les jambes à force d'être accroupie et un coup de balai pour ramasser ces foutus bout de papier.

Voilà mère-ma-soeur, ayant vécu ce genre d'après-midi plus d'une fois dans ma vie (non parce qu'en plus il y en a des millions des gommettes dans le sac. il ne s'épuise jamais), il me semblait de mon devoir de t'avertir solemnnellement :

 Surtout surtout, si tu passes dans un rayon papeterie et que d'aventure ton oeil est attiré par un petit sac multicolore..

PASSE TON CHEMIN!!!

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Cadran solaire vs chronomètre

Lundi 19 Janvier 2009, 06:11 GMT+2par ClaireDDM

 Le vrai problème de la cohabitation entre la Marmaille et moi, c'est qu'on ne vit pas dans le même espace-temps.

Mon horloge interne est pourvue d'une trotteuse voire, d'un compteur de millisecondes.
La leur n'a qu'une seule aiguille : la petite! Celle des heures.

Et encore, certains jours, tel un baromètre moyen, ils ne sont sensibles qu'à la nuance: matin - après-midi!

Alors forcément, ça coince...

Un exemple au hasard? Quand je donne un ordre évidemment!
Dès l'ordre articulé, mon top-chronomètre Seiko à Quartz commence à faire des tours de cadran dans le dedans de mon intérieur. Leur cadran solaire approximatif, par contre, ne ressent pas la moindre ombre du début d'une variation du temps qui passe.

Vu de loin, on pourrait croire qu'ils n'obéissent pas.
Vu de près, la réalité est plus complexe. Ils obéissent. A leur rythme. Sans négliger l'occupation sur laquelle ils étaient concentrés au moment où l'ordre fut donné. Cette occupation fût-elle le déblaiement d'une tour lego par le tractopelle fleuron de la technologie mécanique reçu pour Noël.

Et le fait que je poireaute depuis un quart d'heure avec un pantalon de pyjama en main qui, en raison de la longueur des jambes (grosso-modo 30 centimètres) ne m'est visiblement pas destiné, ne trouble en rien la sérénité du futur enfileur de pyjama.
Si on observe bien, il est patent qu'il obéit à mon ordre de venir im-mé-dia-te-ment (en autoritaire dans le texte). Le tractopelle, fleuron de la technologie mécanique, se dirige vers moi sans doute aucun. Mais en raison de son chargement, le conducteur fait preuve d'une prudence extrême : tout excès de vitesse pourrait renverser une demi-tonne de briques lego en plein milieu du couloir.
D'où déplacement millimétrique.
Et durée astronomique.
Et mère macrystérique!

C'est qu'elle sait bien, elle, que sa journée, aujourd'hui comme hier ne contient que 24 heures. Et aujourd'hui comme hier à la même heure, elle se sent en heure sup de sa journée de MDF. Or, qui dit heures sup de MDF dit réduction drastique des heures vespérales allouées à son activité maîtresse : la glandouille. Ces heures qui sont à une drôle de mère ce que le branchement à un chargeur est à un appareil portable.

La récupération de ses acccus.

Non en réalité pour trouver une harmonie sous les cieux familiaux, suffit d'accorder nos montres.

Et tant qu'à faire, plutôt que de leur greffer des chronomètres spécial-départage-des vainqueurs d'un 100 mètres sprint, je préfère qu'on me greffe leur cadran solaire.
Ca a l'air tellement cool de vivre dans cet espace-temps là....

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Drôles d'idées

Mercredi 5 Novembre 2008, 07:44 GMT+2par ClaireDDM

 Aujourd'hui j'inaugure une rubrique  qui, ma modestie dûsse-t-elle en souffrir, fera date dans l'histoire de la parentalité.

 

Les textes qui y paraîtront seront sans nul doute un jour au programme des épreuves obligatoires de tout spécialiste de la petite enfance, affichés dans les PMI, installés en page d'accueil de la page web du ministère de la parentalité (coment ça il n'existe pas, mais que fait Sarko?), et surtout, surtout, vendu avec les tests de grossesse. Pour que chacun médite tant qu'il est encore temps...

Cependant il me reste un minimum de décence et je sais que je ne réussirai pas cette évolution seule. Que serait Danton sans Robespierre, Che sans Gevara, Jacob sans Delafon, Châtelet sans les Halles..?
Que serait ce blog sans ses comms..?

Le champ d'études est si vaste que je n'ai pas la prétention de le couvrir avec ma petite tête. J'imagine que toi aussi mère-ma-soeur, tu contribueras à cette évolution majeure si tu as une expérience à nous faire partager.

Inaugurons le bloguipedia des idées à la con!
Oui les idées à la con de nous les parents! Ou de tout autre adulte qui se trouve à un moment ou à un autre face à une marmaille, d'emprunt ou non.

Vaste, très vaste champ d'étude.

Toutes ces fausses bonnes idées que nous, parents, tous seuls dans notre petite tête on est trop fiers d'avoir eu.
Une idée qu'elle est trop bonne tellement elle va nous simplifier la vie.
(N'oublions pas qu'une des devises de ce blog c'est "comment se fatiguer le moins possible avec sa Marmaille?")

Jusqu'à ce qu'on se rende compte que pour une idée à la con, c'était une idée à la con.

Un exemple?
Le jour où on se dit, face à notre tout petit bout pas encore en âge de maternelle, ou tout juste :
    "Tiens si, au lieu de le mettre dans sa poussette, je le laisse prendre sa petite-poussette-jouet avec son doudou dedans, ça l'amusera, le fera marcher et ce sera bien plus simple pour aller acheter les trois trucs qui manquent pour le repas".

Pourquoi c'est une idée à la con?
Parce que si notre raisonnement est parfaitement valable pour les 53 premiers mètres hors de la maison, il devient totalement abscons pour les 1867 mètres suivant qu'il nous faut marcher avant d'avoir fait nos achats + retour.
Mère ma soeur, tu le sais comme moi, pousser une poussette, c'est sympa cinq minutes mais c'est vite lassant.
C'est une réalité qui n'échappe pas à la marmaille. Au bout de 53 mètres donc (c'est une moyenne bien sûr, faite par l'auteur de ce blog grâce à l'observation effectuée par un satellite aimablement prêtée par la Nasa à DDM-the-blog (prononcer didième-the bloug)

Après 53 mètres donc, on se retrouve avec une poussette accrochée au bras, poussette qui nous ballote contre les jambes, tamponne les pauvres passants qui ont le malheur de nous croiser et complexifie nettement tout portage de paquet supplémentaire.
Et dans la catégorie "paquet supplémentaire" je compte bien évidemment la marmaille qui à un moment où à un autre va demander les bras. Facile, suffit juste de la caler entre les baguettes (sans la casser au risque d'en perdre un bout en route), le kilo de clémentines (sans que pendant qu'on manipule le sac dans tous les sens, un fruit n'en sorte pour aller vivre sa vie dans le caniveau) et la poussette donc.
Sans oublier le doudou...

Les deux trois trucs rapides à acheter vite fait avant le repas se sont transformée en une séance de gyncana mâtinée de musculation.

Définitivement une idée à la con.

Mais que nous sommes si nombreux à avoir eu un jour ou l'autre. Il suffit d'ouvrir les yeux dans la rue et de voir combien d'adultes sont présentement en pleine séance de gyncana mâtinée de musculation....

PS : Cette rubrique s'enrichira très prochainement d'autres exemples, mais sur un seul texte, cela me paraissait trop long. Le sujet est si vaste.

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