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Moi j'adoooore la Chandeleur!
D'abord les traditions, ya que ça de vrai!
Quel plaisir de transmettre un bout de notre patrimoine associé à un moment de plaisir des sens, quel plaisir de savoir que pour eux aussi ce jour devient petit à petit un rendez-vous incontournable et la promesse de bonheur.
Quel plaisir de savoir que, comme notre mère qui l'avait appris de sa mère, laquelle l'avait appris de sa mère, nous entretenons la chaîne sacrée des valeurs qui passent de générations en générations...
Et surtout, surtout...
Quel plaisir de les laisser se goinfrer de crêpes au nutella (ou sa variante banane-chantilly) qui représenteront ce soir là le menu exclusif du dîner de Chandeleur en camouflant (sous un air doux et aimant) notre satisfaction de grosse feignasse (soit disant en plein travail de passage de traditions) trop contente d'avoir une bonne excuse AUTO-DECULPABILISANTE pour échapper à l'élaboration d'un repas "5 fruits et légumes par jour" ce soir-là!
Merci la Chandeleur, merci!
Et...
Vivement Pâques!
Et son menu "chocolat à tous les repas" qui permet de faire semblant d'avoir envie de cuisiner:
- "Vous avez faim?"
- "Noooon!"
- "Ah bon d'accord".
Ah oui vraiment...
Moi j'adooooore les traditions!
| S'il y a une injustice flagrante de la vie, c'est celle qui sépare l'humanité en deux : les personnes qui aiment faire la cuisine et les personnes qui n'aiment pas. Parce que si ça se résumait à la
différence entre celles qui aiment touiller sans se presser et celles
qui se pressent sans touiller, ça serait trop de la balle. |
A moins d'être Amish ou hyper protecteur de la nature avec un retour total à l'autarcie de certains de nos ancêtres, ya pas: qui dit cuisine dit courses (ou commission mais soudain à écrire ce mot j'ai l'impression d'avoir 82 ans, une robe-tablier à fleurs et des bottes en caoutchouc. C'est moi ou bien ce mot a disparu de notre vocabulaire?)
Bref, revenons à nos courses: les emplettes c'est 10 fois plus compliqué pour une non-cuisinière que pour un cordon-bleu.
Oh bien sûr, j'établis une liste, ben tiens.
Mais il faut comprendre que quand on n'aime pas faire la cuisine, la liste établie pour les courses est quasi-systématiquement vague et vaseuse. Ce qui n'a par ailleurs que peu d'importance puisque le destin de cette liste est d'être oubliée sur la table de la cuisine et non d'être dégainée fièrement dès le chariot en main et les portes du super marché ouvertes. Me laissant seule et sans GPS dans ce temple de la consommation culinaire et autre qu'est le super-marché de mon quartier.
L'établissement de la liste à elle seule est déjà un pensum.
- "Alors, qu'est-ce qu'on mange ce soir : une quiche? Il manque le râpé, j'écris "râpé". Et demain? Des pâtes? Il manque le beurre, j'écris "beurre". Et après demain? Oh j'en ai marre, je vais directement faire les courses, je verrai bien sur place, ça fera tilt quand je verrai les aliments"
Là mère-ma-soeur cuisinière, tu as le droit de ricaner.
Car bien entendu quand on est une cuisinière peu douée et sans vocation, rares sont les aliments qui font tilt quand on passe près d'eux.
L'étalage du boucher n'allume qu'une étincelle vague et circonspecte dans mon oeil (c'est quoi ce machin? Du porc ou du boeuf? Ah ben non de la dinde, c'est écrit dessus), les légumes en rang d'oignons boostent mon imagination (Et si je faisais revenir des navets et des choux de Bruxelles ensemble? Non, ça ne vous dit rien? Ah tiens) , quand aux herbes et condiments de toute sorte je dis merci aux étiquettes les jours où il me faut acheter de l'origan frais ou de la marjolaine sur pied (quand des amis viennent à la maison et cuisinent pour nous dois-je le préciser).
Bref, j'ai autant de chance de tilter en faisant le marché que Karl Lagerfeld quand il voit une promo sur les pantalons en tergal beige avec polo coordonné.
Résultat je finis mes courses avec un chariot tout à fait maniable qui ne bloque pas le passage aux caisses pendant un quart d'heure, oh que non. Aucun souci, l'encaissement de mon sachet de fromage râpé et de ma plaquette de beurre, auxquels j'ai rajouté du papier-toilette et des sacs poubelles parce que ça je suis sûre que ça sert, ne prend que quelques secondes.
Résultat (bis) je suis de retour le lendemain. Forcément, un paquet de râpé et une plaque de beurre ça fait lège pour nourrir une famille de 6 personnes pendant plusieurs jours.
Tant que j'y suis je rachète du papier toilette et des sacs poubelle ( ça je suis sûre que ça sert).
Résultat (ter) : On déborde de papier-toilettes et de sacs poubelle chez nous. Aucun risque de pénurie, j'y veille!
Ne suis-je pas une ménagère accomplie?
| Faudrait qu'on m'explique. Je veux bien que le corps de l'enfant ne fonctionne pas exactement tout à fait similairement à celui de l'adulte, mais là, c'est grandiose..! Et la fonction : "Conservation intégrale des aliments en l'état après séjour prolongé dans la bouche", est clairement une option en exclusivité réservée aux moins de 10 ans. |
Un exemple?
Attention on se concentre, on se met en situation. Un repas, un enfant, un parent ET... un aliment que rien qu'en le regardant l'enfant est au bord de la nausée tellement c'est pas bon.
- "Mais tu n'en as jamais mangé, goûte et après tu pourras savoir"
ou la variante
- "Mais avant tu adorais, ça te prend comme ça tout d'un coup? Tu n'aime plus? Ça s'appelle pas du grand n'importe quoi par hasard?"
- "Non z'aime plus"
- "Mais c'est de la PUREE! Purée, on n'a jamais vu un enfant refuser de la purée. Même dans la pub ils disent que tout le monde est content.
- "Ben moi z'aime pas"
- "Oui bon ben assez rigolé, maintenant tu vas la manger cette purée, que tu l'aimes ou non"
- "Non z'veux pas"
Là bien sûr, mère-ma-soeur, selon ton degré de Doltoïsation et d'adaptation perso de certains concepts, différents cas de figure sont possible.
Du :
- "Tu vas la bouffer cette purée sinon c'est une baffe et je te la fais rentrer par les oreilles"
Au :
- "Si tu la manges, t'auras des profiterolles au chocolat au dessert"
Oui, les méthodes éducatives peuvent parfois diverger, parfois même au sein de la même personne. Ainsi une drôle de mère s'inscrit parfois dans la lignée soft de la première méthode (non parce que la baffe quand même, non), ou parfois dans la lignée paresseuse de la seconde (non parce que préparer de la pâte à choux et du chocolat chaud pendant qu'il mange sa purée, je le sens moyen alors qu'un cône vanille-chocolat peut aussi bien faire l'affaire).
Bref, il arrive que l'une ou l'autre des méthodes employées marche et que l'enfant enfourne sa fourchettée de purée de pommes de terre (torture suprême) sans plus d'histoire.
Et c'est là que si d'aventure un chercheur-physiologiste spécialiste des fonctions digestives passait dans le coin, il pourrait entamer une recherche prometteuse en prélevant pour étude deux-trois cellules de l'enfant en pleine ingurgitation de l'aliment enfourné sous la menace .
Parce que lorsque 5 minutes plus tard, lassée d'attendre, on lui intime l'ordre d'ouvrir la bouche pour enfourner une deuxième fourchettée, on ne peut que constater qu'il n'a pas fini la première! Intacte la purée, bien au chaud sur la langue, pas un microgramme avalé!
Mais quelle est cette fonction magique? "Non-désagrégation des aliments en système humide, chaud et pleins de sucs digestifs?"
Comment font-ils pour garder une cuillérée de purée 12 minutes dans la bouche sans qu'elle ne soit totalement désagrégée, dissoute, liquéfiée, anéantie????
Tu imagines le jackpot si on arrive à reproduire ce phénomène in vitro, surtout en cette période de réveillons tous azimuts alliée à une crise financière internationale?
Une cuillérée de foie gras fait autant d'effet qu'une tranche entière, un chocolat dans la bouche et on a l'impression de s'être enfilé la boite, une huître et c'est la douzaine en sensations...
Un plaisir infini pour pas cher et, cerise sur la bûche, pas de réveils nauséeux le lendemain avec résolution de ne plus jamais rien manger de sa vie rapport à l'estomac qui a lâché l'affaire de digestion quand il a vu arriver le milieu du repas!
Je sens que je vais entamer des recherches dès ce jour moi. Parce que niveau commercialisation, dès que j'arrive à déposer le brevet, faudra que j'appelle Bill Gates pour qu'il me fasse part de son expérience en gestion de fortune...
Allez, ouvre la bouche que je te prélève des cellules. Mais ne pars pas en courant voyons!
PS : Joyeux Noël et bonnes fêtes à toutes celles qui s'éloignent de leur ordino pour les fêtes. Aux autres, on attendra lundi pour se faire des grands adieux.
Et merci à vous toutes qui commentez et qui font vivre ce blog. C'est un vrai plaisir de vous lire à chaque fois.
![]() | Dis moi ce que tu lis, je te dirai si je viens manger... "La cuisine pour débutants grands et petits" |
Voilà.
Voilà quoi?
Voilà la liste exhaustive et présentée dans l'ordre chronologique d'achat, de tous les livres de cuisine que je me suis achetée dans ma vie depuis que j'ai quitté le domicile parental, bac en poche.
Et je rappelle
1- Que ce blog est garanti sans trucage et 100% naturel.
2 - Que lors des week-end et des vacances scolaires (14 semaines par an +(52-14) = (7*14)+ (38*2) = 174 jours) je suis censée cuisiner dans la joie et la bonne humeur deux repas par jour qui permettront à une merveilleuse Marmaille, j'ai nommé la mienne, de se développer harmonieusement et sainement, grâce à l'apport de l'exacte quantité de nutriments et de sels minéraux nécessaires à l'utilisation maximale de leur potentiel physique et intellectuel.
Rien que ça!
Exploit que je suis supposée réaliser de mes blanches mains au dessus du fourneau.
Mère-ma-soeur, tu comprends ma douleur?
Surtout quand je préciserai qu'ils n'aiment pas les plats surgelés les traîtres, trop d'AVNI (Aliments Visibles Non-Identifiables).
Et que les pâtes au beurre matin et soir ne semble pas une alimentation qui rentre dans le cadre des recommandation de l'OMS.
Alors moi je dis : quand aurons-nous enfin un gouvernement digne de ce nom qui inscrira à son programme budgétaire le remboursement, par la sécurité sociale, des frais induits par l'emploi à plein temps d'une cuisinière à domicile chez la MDF, dans le cadre de la prévention contre les carences alimentaires chez l'enfant de moins de 15 ans?
Revendication tout ce qu'il y a de plus raisonnable n'est-il pas?
PS : J'ai failli oublier de mentionner un achat, le dernier en date:
"La cuisine pour les filles à qui leur mère n'ont rien appris".
Ben en fait, vu que j'ai trois filles, je crois que je vais direct racheter deux exemplaires de ce livre. Plus un troisième pour leur frère. Ben tiens!
PS2 : J'oubliais encore : venez manger à la maison quand vous voulez...
PS3 : Pourquoi ce Monsieur en illustration? Demandez à Gouguele. Moi je cherchais une illustration à "cuisiner", Google m'a proposé ce Monsieur.
J'ai pris.
Vous auriez fait quoi à ma place, vous auriez préféré les poireaux vinaigrettes proposés à côté?
![]() | Mère-ma-soeur, sois forte, aujourd'hui je t'apporte une mauvaise nouvelle. De celles qui font mal. Et qui ont des conséquences sur notre vie entière. Oui je sais, ce blog est internationalement connu dans le quart nord de mon appartement pour sa joie et sa bonne humeur (youpladou), et vlà-t-y pas que je viens plomber l'ambiance. La faute au Elle de cette semaine. |
Et les articles cosmétos...
Parce
que je ne crois pas une seule minute qu'une crème à 10 000 euros
m'aidera à avoir une peau fine et lisse que je n'ai de toutes manière
jamais eue, que je n'ai absolument pas confiance dans l'objectivité de
ces articles-pub déguisées et qu'à partir d'une certaine somme
d'argent, l'achat d'un produit-beauté me parait tout simplement
indécent.
Et peut-être, si je suis tout à fait honnête avec
moi-même, parce que j'ai très peur au contraire d'être convaincue
qu'avec une crème à 10 000 euros le kilo, je retrouverai ma peau de
bébé et que je serais peut-être capable d'aller acheter 12 grammes de
cette crème (120 euros) en 'observant 10 fois par jour dans la glace et
sous tous les éclairages pour essayer de voir mes rides prendre leurs
cliques et leur claques et se tirer vers des contrées moins
inhospitalières non couvertes de crème au caviar.
Et de finir obsédée.
Il me paraît donc plus raisonnable de sauter les pages.
Mais bref, revenons à notre mauvaise nouvelle.
En pleine lecture de l'une des dernières pages de Elle, soudain l'angoisse!
"le
seul dénominateur commun entre les bénéficiaires des bourses au mérite
aux Etats-Unis, quelle que soit leur origine sociale, est qu'ils
viennent de famille où les repas sont régulièrement pris en commun"
Je comprends d'un coup l'implication de ces lignes!
Si
je veux que mes futurs revenus me servent à aller lézarder sur une
plage des Caraïbes pendant que ma glorieuse Marmaille poursuivra des
études brillantes, et non utiliser tous mes sous pour faire des chèques
de début de mois à donner à des post-ado qui feront des études
poussives dans des écoles peu regardantes sur le livret scolaire et aux
frais de scolarité ahurissants, va falloir que j'aille à mon fourneau.
Que je fritouille, mijote, mitonne...
Dans
l'espoir que tous ces petits repas familiaux seront un tel booster du
bien-être de mes enfants que leurs neurones croiront et se
multiplieront et que leurs études deviendront ainsi une partie de
plaisir.
Financées non pas par moi, mais par des fondations et
organismes bienveillants qui auront sauté sur ces perle rare de mes
flancs engendrées : j'ai nommé : ma Marmaille.
Quelle vision enchanteresse!
Autonome financièrement dès le début de leurs études!!!
Oui mais en attendant faut que je me tape les fourneaux.
Sauf que attends mère-ma-soeur, pourquoi je m'énerve?
Toute la famille gentiment réunie autour d'un plat de pâtes au beurre, ça le fait aussi non?
On est bien dans le cadre de "repas régulièrement pris en commun"?
Ouf, pendant un moment j'ai eu peur, mais me voilà rassurée.
Bon je te laisse, faut que j'aille gougueliser un peu "plages paradisiaques".
Histoire de commencer à préparer mon avenir...
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