
| Si tu n’as pas la télé. Même pas par purisme, juste …ça c’est fait comme ça et c’est resté comme ça. |
Si chez toi la radio ne sert que de source d’information, et non de source de musique de fond passant en boucle les derniers produits des stars à la mode.
Si tu ne mets qu’exceptionnellement les pieds dans une salle de ciné où passe le dernier blockbuster venu d’Outre-Atlantique, parce que tu es quasi sûre de t’y ennuyer et je reste polie.
Si tes goûts musicaux, cinématographiques, littéraires sont tellement minoritaires dans ton lieu de vie que tu as du mal à t’achalander.
Si la course à la technologie te fait bâiller et que même avec une pomme, aucune firme ou appareil électronique n’est capable d’allumer des étoiles dans tes yeux. Une fois que tu t’es procurée un appareil fournissant le service que tu recherches, l’idée d’en changer pour acquérir le modèle au dessus te fatigue d’avance. Seule la panne te fait te bouger.
Si tes enfants, imprégnés de tes goûts et tes couleurs les partagent au point de les faire leurs, et de fait, regardent des films, écoutent de la musique, s’intéressent à des personnes, loin, très loin des héros de leur cours de récré dont, pour la plupart, ils n’ont aucune idée de qui ils sont.
Si tes enfants, évoluant dans ton univers culturel, ne perçoivent la culture majoritaire de leur environnement que très à la marge et n’ont qu’une idée très vague des immenses possibilités que les rouleaux compresseurs de la consommation nous mettent à notre disposition en permanence. Des connaissances très vagues et toujours à retardement de ce-et-ceux qui font battre le cœur de leurs copains.
Si pour résumer, c’est chez toi comme chez moi…
Alors il faut que je te demande :
Toi aussi, connais-tu cette pensée désagréablement culpabilisante : « Ne suis-je pas en train de transformer mes enfants en extra-terrestres ? » en ne leur donnant pas accès à ce robinet à images qu’est la télé et qui dicte tant de goûts et de couleurs?
Toi aussi, connais-tu les mêmes pincements au cœur récurrents preuve de culpabilité, qui te font douter du bien-fondé de laisser tes enfants ignorants de la culture main-stream ? Même si celle-là est composée d’un maximum d’émissions que tu méprises, de pub masquées permanentes, et norme tout aspect de la vie sous des standards présentés comme incontournables alors qu’ils ne sont que choix de vie parfaitement discutables.
Parfois je me dis qu’il faudrait prendre la télé juste pour qu’ils sachent à quoi ressemble Kate Perry, qu’ils puissent se faire une opinion sur Lady Gaga. Qu’ils sachent ce qu’est un point meteo et un journal télévisé. Pour que grâce aux pubs ils sachent qu’un nouveau smartphone est sorti et quel est le nouveau jeu Wii.
Parfois je me dis qu’il faudrait me brancher sur NRJ et consoeurs pour qu’ils entendent les tubes. Parfois je me dis qu’il faudrait que je m’équipe un peu plus »up to date » technologiquement parlant pour qu’ils n’aient pas l’air de débarquer de la lune à chaque fois qu’un copain sort le premier i-machin-truc de la classe.
Parfois je me dis que ce que je choisis moi, je leur impose à eux.
Par omission.
Et d’autres fois… d’autres fois je me dis que cette univers « hors de » ne peut qu'être bénéfique, puisque l’univers majoritaire envahit de toutes manières les cours de récré. Que grâce à notre drôle de façon de vivre, ils ont 2 univers pour le prix d’un, un monde qui s’étend aussi au Sud et à l’Est quand celui main-stream ne s’étend que vers l’Ouest.
Parfois.. + parfois … +parfois…
TOUJOURS, je me pose des questions
JAMAIS je ne parviens à y répondre réellement…
| En préambule, il me faut repréciser qu’un drôle de virage (mal négocié ?) dans ma vie me fait vivre actuellement en Allemagne. | ![]() |
L’Allemagne, la France, quelle différence me direz-vous ? La mondialisation des goûts et des couleurs étant ce qu’elle est, la vie quotidienne n’y est que peu différente. Mac Do et Pizzeria en sustenteur de Fast food, Ikea en fournisseur de mobilier, Hache et Aime en dictateur de mode.
Même films d’outre-Atlantique sur les frontons des cinémas, mêmes groupes de musiques qui cartonnent, mêmes artères commerciales…
Une uniformisation des goûts qui rassure ou angoisse, selon l’humeur, selon les envies, selon notre état psy du moment.
Mais quand même il reste des niches.
Des petits détails qui attestent de subtiles différences culturelles :
Mon fils vient d’entrer en CP : Il s’est fait deux supers copains. Un mignon petit blond aux yeux bleus, un brun magnifique aux yeux sombres et aux cils démesurément longs.
Le prénom de ces adorables bambins dans toute la fraîcheur de leur très jeune existence de 6 ans tout juste?
Robert et Marcel…
Depuis, pour mieux m’intégrer et faire couleur locale, j’appelle mon fils Raymond.
![]() | J'en parle, au risque de ne pas être du tout drôle? J'en parle, et je prends ce risque. Des nouveaux "wagons-familles" de la SNCF. Le bonheur, la solution que j'attendais avec impatience? Euh... |
![]() | Ce blog se prenant pour une chaîne pourrie du câble, et parce que je sais qu'une nouvelle lectrice qui m'est chère vient de temps en temps ici, ce blog donc, va se mettre désormais à faire parfois des rediffs le week-end. Il s'agit de textes qui avaient déjà été mis en ligne sur l'ancien blog désormais disparu (paix à son flux RSS) Bon week-end à tous ceux et celles qui passent par là |
Il semble au contraire que j'ai donné un sens moral hors du commun à ma fille. Ne serait-il attesté que par l'exemple qui suit, il me paraît suffisamment probant.
Comme bon nombre de personnes en général et d'enfants en particulier, elle est fascinée par la mort. A son âge elle a dépassé les questions existentielles qui peuvent se résumer par LA question que nous nous posons tous, laquelle est à peu près:
- " A quoi ça ressemble l'endroit où les mort vivent?"
Cette question, elle la laisse aux petits de la famille. Lesquels, très régulièrement, travaillés par le sujet, me redemandent approximativement la date de ma mort, celle de leur père ainsi qu'un petit topo sur la durée de vie probable de tous mes proches.
Non, elle, son truc, c'est plutôt le decorum. Tout le cérémonial autour de la mort. Ça l'intrigue, voire même ça l'attire. Petit côté morbide que tout un chacun a expérimenté au moins une fois dans sa vie.
Euh, enfin moi en tous cas. Ce penchant pas très élégant qui nous donne envie de savoir à quoi ça ressemble EN VRAI. La mort des autres hein bien sûr et à la condition expresse que ces autres nous soient de parfaits inconnus cela va sans dire.
Or pas de bol pour elle, pas le moindre macchabée dans ses parages. Année après année, la vie nous gâte et aucun être cher ne disparaît.
Elle fonde bien sûr de gros espoirs sur les personnes les plus âgées de notre entourage, mais notre optimisme l'angoisse légèrement:
- "Tu sais ma chérie, certaines personnes vivent jusqu'à 110 ans, voire plus."
Cela ne la rassure pas du tout. A ce rythme-là, elle sera adulte lorsqu'elle aura enfin le privilège d'assister à son premier enterrement.
A-DUL-TE?
Mais elle sera morte de vieillesse avant!
À l'occasion de l'un de ses questionnements récurrents sur le sujet, il lui apparut récemment que pourtant, comme dans toute famille au sens large, certaines personnes nous avaient déjà quittées.
Petite info qui tombe négligemment dans son oreille. Une mort survenue avant sa naissance, pour un enfant, c'est aussi parlant que la disparition de Claude François ou Daniel Balavoine pour un amateur de Jennifer ou Christophe Willem. A ranger dans le rayon pre-histoire.
Sauf que, grâce à quelques engrenages neuronaux particulièrement efficaces, elle s'est rendu compte que l'un de ces tristes événements familiaux, extrêmement douloureux pour nous à l'époque, elle ne l'avait raté que de quelques mois.
J'ai alors clairement vu dans ses yeux une pensée se former, j'ai clairement vu sa poitrine se gonfler pour l'exprimer, j'ai clairement senti ses lèvres se préparer à formuler cette pensée, et j'ai clairement compris que brutalement elle s'auto-censurait.
Oui, spontanément et sans aucune intervention parentale, elle n'a osé prononcer la phrase qu'elle pensait si fort:
Laquelle était, j'en suis sûre et je l'affirme:
- "Ah ben zut, dommage pas de bol, un peu plus et j'aurais pu le voir mourir."
Si c'est pas du sens moral ça! Ma chérie, que je suis fière de moi...
![]() | Sous ses dehors futiles, ce blog a une ambition scientifique et sociologique que vous n'imaginez même pas. |
J'ai donc résolu d'en avoir le coeur net et les idées plus claires, et je suis allée voir dans Google pour répondre à l'une des grandes questions de notre civilisation.
Pourquoi, mais pourquoi, pour un mâle, associe-t-on l'idée de faire pipi assis à l'idée de castration???
POURQUOI?
Y a-t-il, au fond de la cuvette des toilettes, un détecteur de viande-pendouillante-à-jet-continu, lequel détecteur met en route un sécateur ultra performant à chaque fois qu'il est activé?
Clic
Tchac
AAAAAAAAAAAAAAAÏÏÏÏÏÏEEE!!!!!
Ou bien ces messieurs seraient-ils d'une maladresse peu commune et arriveraient-ils à se coincer leur virilité entre la cuvette et la lunette lorqu'ils s'asseyent?
Poum
Schcrountch
AAAAAAAAAAAAAAAÏÏÏÏÏÏEEE!!!!!
Ou bien, ou bien, mais je n'ose croire à cette hypothèse, être dans la même position qu'une femme pour accomplir ce besoin naturel est en soi avilissant.
Comme qui dirait qu'ils s'abaisseraient à faire comme nous.
Comme qui dirait qu'on seraient plus bas qu'eux. Et pas seulement quand on est assise.
Bref, j'ai cherché la réponse à la question, j'ai trouvé des dizaines de grosses pseudo-blagues bien grasses et de réflexions au sujet des éclaboussures sur/autour de la lunette, mais d'explication en soi aucune.
Je crains donc que mon apport de ce jour à l'avancée sociologique et scientifique de notre civilisation soit proche du néant absolu.
Je continuerai à faire des bonds sur mon siège à chaque fois que je lirai qu'il ne faut pas faire faire pipi assis à son petit garçon parce que ça le castre.
Surtout, surtout, quand cette opinion viendra d'une de mes soeurs en maternité. Prouvant ainsi que nous sommes autant capables que nos hommes d'élever nos petits garçons sur la voie du machisme.
Malheureusement.
PS : Pour être complet, deux petites infos quand même: Dans des pays connus pour une plus grande égalité homme-femme, il n'est pas rare d'éduquer les petits garçons à faire pipi assis. Pour des questions d'hygiène.
Dans mes recherches j'ai quand même trouvé cette info, que je ne garantis cependant pas 100% sûre (je n'ai pas cherché des heures sur gogole non plus) : la position assisse pour un homme lorsqu'il soulage sa vessie, est plus naturelle et aide à préserver la tonicité de ses sphincters. Réduisant les risques futurs d'incontinence.
Et sur cette note on ne peut plus poétique, je vous souhaite une bonne journée, en m'excusant d'avance auprès de celles qui me lisent en mangeant...
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