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ClaireDDM

drole de mere

Un soupçon de Caroline Ingalls (avec l'eau courante), une pincée d'Angelina Jolie (sans les formes), des gros grains d'hystérie, un bon peu de mauvaise foi, une puissante envie d'avoir la paix : drôle-de-mère. Suis-je la seule...?

Quand mon Moi profond passe à l'attaque...

Mercredi 29 Juin 2011, 05:33 GMT+2par ClaireDDM
 

S’il y a des moments qui obligent à de sérieuses remises en question de son moi profond, ce sont bien les moments où on se retrouve coincée à la maison, garde-malade d’un élément de la Marmaille.

 

 

(C’est évident vu le ton du blog, mais ça va mieux en le disant, ce texte n’évoque bien sûr que les maladies, pas graves, de celles dont on se relève en quelques jours et qui ne laisseront pas de séquelles, fin de la parenthèse)

Une fois l’inquiétude passée et le diagnostic posé, ne reste plus qu’à attendre que ça aille mieux.

Sans bouger de la baraque, home sweet home.

Prenons le cas d’une femme qui serait salariée à l’extérieur, avec n’est-ce pas, le problème de prendre une fois de plus une journée de congé enfant-malade.

Première pensée reflexe .

-« Non mais c’est pas grave son 39,5°C là, à cet âge là c’est résistant, et puis le paracétamol c’est pas fait pour les chiens. Une prise maintenant, dans 6 heures ça nous mène à 15 heures, je fais traîner un peu, je le récupère à la sortie, mais promis, ce soir je le bichonne ».

Outre que l’honnêteté m’oblige à révéler cette pensée est tout sauf crédible, vu que le soir, si on est dans le rythme de notre journée habituelle, on a autre chose à faire que de le bichonner, c’est souvent ce moment là que l’enfant choisit pour rendre le petit-déjeuner qu’on avait réussi à lui faire avaler en espérant que le précepte remontant à nos grand-mères : »Tant qu’un enfant mange, il ne va pas si mal que ça » se révèle vrai .

Forte de cette conviction, on avait donc réussi à le nourrir un peu, grâce à des arguments relevant directement de la corruption, du style « Aujourd’hui exceptionnellement, t’as le droit d’avoir du nutella au petit déjeuner ».

Deuxième parenthèse soit-dit en passant : évidemment, pour pouvoir sortir cet argument, il faut avoir gardé de la marge dans les délices offerts quotidiennement. Sans aller jusqu’à le nourrir de pamplemousse sans sucre et de yaourt nature sinon, je ne saurais que trop te conseiller, mère-ma-sœur qui débuterait dans le métier, de ne pas faire open bar sur les produits préférés de Petit-Ange. Garde-z-en un en réserve, il te sauvera bien des moments difficiles. Fin de la deuxième parenthèse

Bref, nous en étions donc au moment où tes pieds sont constellés de pain au nutella pas franchement reconnaissable tout mâché et imbibé qu’il est de suc intestinal. Là, il faut bien le dire, le précepte de nos grand-mères ayant montré ses limites, ton espoir de ne pas faire défaut à ton employeur ce jour est en train de se faire la malle. Il va falloir te résigner à rester à la maison.

Tu restes donc. A ce-moment intervient la deuxième pensée reflexe :

« Chouette, ça va me permettre de faire tout ce que je dois faire et que je n’ai jamais le temps de faire, style tri des papiers ou rangement du placard, courrier important à cette administration… ».

Et c’est là que le moi profond se réveille et nous met en face de nous-même.

Car, mère-ma-sœur avec de la bouteille, je sais que tu as déjà compris où je veux en venir. Toutes ces corvées non-faites, si elles ne sont pas faites, est-ce-vraiment un manque de temps hmmm ?

Soyons honnêtes avec nous-mêmes…

Non bien sûr, c’est parce que jamais on ne le prend, ce temps, même quand il nous est offert par une chère tête blonde présentement roupillant dans son lit. …

Ce n’est pas parce qu’en ce jour nous tombent soudain du ciel des heures de liberté qu’on va les investir dans ces corvées qui peuvent attendre.

Ben non.

Pas folle.

Si on a la chance que l’enfant dorme et qu’on puisse s’occuper comme on veut, on fait quoi ?

Enfin je sais pas vous mais moi ?

Je glandouiiiiilllle.

Je traîne, je surfe, je bouquine même pas intelligent, je fais en 2 heures ce qui me prend d’habitude 10 minutes, je tournicote, j’hésite, je me demande par quoi commencer, je ne commence pas...

Bref je perds mon temps. Mon temps si précieux.

Et je finis la journée avec le sentiment  ô combien antynomique de l’épanouissement et de l’autosatisfaction, d’avoir utilisé mon temps avec l’efficacité et l’intelligence d’un poisson rouge qui aurait décidé de mesurer si son bocal est aussi rond quand il tourne dans le sens des aiguilles d’une montre que dans l’autre.

Une foi de plus, mon Moi profond aura ressurgi, mon Moi de Glandouilleuse…

Toute ressemblance avec une journée récente n’étant bien sûr, pas forcément due au hasard…

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De l'influence de nos fesses pour notre vieillesse

Mercredi 16 Mars 2011, 05:39 GMT+2par ClaireDDM
  Il y a des infos que l’on se doit de partager. Des nouvelles dont le non-partage serait le signe d’un égoïsme le plus vil.

Or donc, Mère (ou pas)-ma-soeur, en ce joli jour de Mars, voici une info qui va changer ton humeur pour le reste de ta vie, qui je l’espère, sera très longue.

En fait, pour ce critère de longévité, tout dépend,entre autres, d’un détail de ton anatomie.

Enfin quand je dis un détail, c’est façon de parler hein…

Déjà ils vont toujours par deux ces détails (ces détaux ?) anatomiques, et sont grammaticalement de genre féminin, même si les hommes en ont aussi.

En plus, ce ne sont pas vraiment ce qu’on peut appeler des « détails ». Parce qu’elles sont souvent relativement charnues. Voire même imposantes. Voire même parfois elles ne rentrent pas (plus) dans notre jean.

Je veux bien sûr parler de nos fesses

 

D’après le médecin Frédéric Saldmann qui a fait des études poussées (enfin lui il a étudié les recherches de ses confrères, en réalité c’est un autre médecin qui a été palper de la fesse de manière scientifique), bref, d’après lui, pour une femme, avoir des grosses fesses c’est positif pour la longévité. Cela lui permettrait de diminuer ses risques cardio-vasculaires, et donc statistiquement de vivre plus vieille.

Il semble en effet que nos fesses, ces merveilles de la nature, soient capables de capter les acides gras nocifs puis de les détruire, trop de la balle, un peu comme Brise et les mauvaises odeurs, pour pas que ces composés viennent polluer notre sang (les acides gras, pas les mauvaises odeurs. Oui je sais, ma pensée scientifique de haute volée peut être parfois difficile à suivre).

Fascinant…

 

Désormais, mère-ma-sœur, il ne faut donc plus nous désoler (pour celles que ça concerne) sur le volume conséquent de nos postérieurs, mais bien admirer ces formidables serial-killers d’acides gras.
Et se réjouir que, vu son volume, cette imposante machine qui nous sert de d’auguste arrière-train ait l’air de fonctionner parfaitement.

Je ne sais pas toi, mais moi, désormais, mère-ma-sœur, je ne m’assiérai plus que précautionneusement et avec respect, consciente que je suis de l’effort quotidien que mon postérieur réalise.

PS : Si tu cherches des infos dans gougueule sur ce médecin, tu verras des pages et des pages d’articles sur un autre sujet de son bouquin. Visiblement son chapitre expliquant combien faire l’amour aidait à vivre plus vieux a beaucoup plus intéressé que sa démonstration sur les fesses. Je tenais donc, moi, à rendre hommage à ces 2 bons bout de gras qui nous accompagneront toute notre vie, qui grâce à elles, sera longue….

Illustration : Botero, Le Bain 

 

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In vitro (2)

Vendredi 10 Juillet 2009, 06:19 GMT+2par ClaireDDM
  Voilà, dans le désordre, et au gré d’événements personnels et de ce qu'elle m'autorise à raconter ici, un petit bout du parcours d’une femme pour qui la maternité n’a pas résulté directement de jolies nuits sous la couette. Le premier texte que j'avais mis en ligne, et qui retraçait un bout de son long parcours pour devenir mère, était  : in vitro (1).

 Un an et demi...

 Un an et demi qu'elle est sa patiente.

Choisi dans les pages jaunes en fonction de son adresse. Comment faire autrement dans cette ville et ce pays où elle ne connait personne et dont elle parle peu la langue?

 - "Vous essayez depuis longtemps?"

- "Trois ans. Mais on a souvent déménagé, fait beaucoup de route... J'ai longtemps pensé que c'était notre mode de vie"

- "Nous allons voir ça"

 

Ça y est. Elle était enfin entre les mains d'un homme de savoir. Si le problème était solvable, il serait résolu.

 

- "Bien. Nous allons déjà vous vacciner contre la rubéole. Comme ce vaccin serait dangereux pour un éventuel embryon, je vais vous prescrire la pillule."

 

Elle vient le voir pour un problème d'infécondité et il lui donne la pillule...

 Elle est tombée sur un gynéco qui pratique l'humour noir.

 

- "Mais auparavant je vais vérifier que vous n'êtes pas enceinte."

 

Rectification : il ne pratique pas l'humour noir...

 Il est carrément sadique.

 

Ou stupide...?

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De l'injustice de la santé (de fer). Rediff

Mardi 9 Juin 2009, 21:52 GMT+2par ClaireDDM
 

 Petite rupture dans ma vie quotidienne qui m'empêche d'être online mercredi et sans doute jusqu'à lundi (quoique mon ingénieuse tête de MDF n'ait pas dit son dernier mot)

D'où rediff de l'ancien blog ce jour.

Pour tous ceux et celles qui n'aiment pas le réchauffé et ne s'alimentent que de produits frais du jour, la chaîne du frais essaiera de reprendre vendredi sur ce blog, au plus tard lundi avec certitude.

 

La nature, on le sait, est déloyale.

Outre le fait qu'elle ne m'a pas faite naître avec le QI de Sharon Stone et le physique de Penelope Cruz (ni l'inverse d'ailleurs), elle s'amuse à faire venir au monde des enfants à la santé fragile et des enfants à la santé de fer. Dans la même fratrie.

Ce qui est profondément injuste

Surtout pour celui qui a une santé de fer.

Parce qu'il va passer toute son enfance à essayer de convaincre qu'il est malade. Sa drôle de mère. Or d'une manière arbitraire et avec une légèreté bien inconséquente, ladite mère après lui avoir posé une main négligente sur le front répondra assez systématiquement:

-    "Si tu ne te sens pas bien va t'allonger, comme ça tu seras en forme demain, pour l'école"

L'école demain? Mais il en est hors de question! Il tient à peine sur ses jambes et souffre de si nombreuses pathologies...

-    "Mais j'ai très mal quand j'appuie là".

-    "Ben n'appuie pas".

-    "Mais j'ai très mal au ventre depuis tout à l'heure".

-    "Ben va aux toilettes".

-    "Et puis j'ai très mal à la gorge"

-    "Ça a commencé après le goûter alors, parce que je n'ai pas eu l'impression que tu avais du mal à déglutir ton pain et ton chocolat".

-    "Mais à l'école j'ai beaucoup toussé"

-    "...?"

-    "Keuf keuf"

-    "....?"

    -"Non mais vraiment toussé, pas comme là"

-    "Bon ben tu m'appelles quand ça recommence. En attendant si tu ne te sens pas bien va t'allonger. Comme ça tu seras en forme demain pour l'école".

Oui régulièrement, le pauvre enfant à la santé de fer va investir une quantité d'énergie faramineuse pour convaincre sa mère de son état en total délabrement. Sans ne l'émouvoir en rien.

Alors que dans la même soirée, cette mère sera soudain prise d'une frénésie médicale hors du commun, allant quémander un thermomètre chez la voisine du dessus, du paracétamol chez celle du dessous, faisant des fouilles archéologiques dans l'étagère vaguement à pharmacie pour retrouver le sirop qui avait si bien marché la dernière fois, et attendant le verdict du mercure (ou du bip-bip, mais ça sonne moins scientifique) d'un air inquiet.

Tout ça pour une petite soeur qui n'avait même pas mal puisqu'elle ne se plaignait de rien.

Profondément injuste.

L'enfant à la santé de fer rumine son absolu sentiment d'abandon. Lui qui en est à la dernière extrêmité. Laquelle extrêmité, soit dit en passant, s'éloigne au fur et à mesure qu'il chahute avec ses autres frères et soeurs restés valides. Ou qu'il entreprend de battre son record d'équilibre dans la position dite "du poirier".

Oui, comme la nature, la drôle de mère est profondément injuste. Couvant de toute son attention cette frêle enfant rentrée de l'école et ayant toussé en tout et pour tout une fois.

C'est que la mère sait.

Elle sait d'expérience que si cette toux n'est pas enrayée dans les premières heures, elle s'en prend pour trois nuits blanches d'affilée, deux jours "enfant malade" au boulot, une heure d'attente dans la salle d'attente du pédiatre le lendemain soir. Sans oublier le mensonge éhonté à débiter yeux dans les yeux le troisième jour, avec tout l'art d'un Daniel Day-Levis pour assurer à la maîtresse que "Oui vraiment elle va beaucoup mieux, la fièvre a totalement disparu". (Depuis une heure, moment de la dernière prise de paracétamol).

Alors au risque de créer une profonde névrose chez son enfant à la santé de fer, qui se croit des raisons pour être mal aimé, la mère prendra toujours plus au sérieux la légère toux de son enfant fragile que l'air mourant  et l'oeil de cocker de son enfant à la santé de fer.

Ne me critique pas mère ma soeur, profite de l'aubaine: cette névrose fera la fortune de son futur psychanalyste plus tard. Engage immédiatement ta progéniture à choisir cette voie professionnelle et la voilà pourvue d'un revenu régulier.

Sur lesquels je prendrai 10 % d'ailleurs. Normal, c'est quand même grâce à moi que ta marmaille pourra vivre fastueusement!

 

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Pitié, not them again

Vendredi 20 Fevrier 2009, 06:22 GMT+2par ClaireDDM
 

 Quand je le vois j'ai peur.

Tant de mauvais souvenirs qui remontent.

Toutes ces fois où il m'a pourri mes soirées, mes samedis matins.

En m'obligeant à faire des efforts monstrueux de travaux ménagers qui n'étaient pas du tout prévus au programme.
 

Cependant pour le bien de mes enfants, j'irai jusqu'au bout, je l'affronterai, le défierai en combat singulier.

Courage, je peux le faire, je vais le faire.

Il ne sera pas dit que je préfère fermer les yeux et laisser faire.

J'ai peur, si peur du verdict.

Et si encore une fois, une n-ième fois....?

Que la tentation est grande de faire comme si de rien n'était. Pourquoi me forcer? Un reste d'étique citoyenne pour que ça n'ait pas de conséquences sur les copains? N'est-ce-pas surfait de nos jours dans notre société individualiste? Après tout chacun sa vie.

Me faut-il vraiment...

...empoigner ce peigne fin et le passer dans la chevelure de ma Marmaille qui a eu ce petit geste que je ne connais que trop bien de grattement suspect?

Oh non, pitié, not les poux again! 

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