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Un soupçon de Caroline Ingalls (avec l'eau courante), une pincée d'Angelina Jolie (sans les formes), des gros grains d'hystérie, un bon peu de mauvaise foi, une puissante envie d'avoir la paix : drôle-de-mère. Suis-je la seule...?

Petits Bonheurs Minuscules et présomption maternelle

Vendredi 9 Mars 2012, 06:26 GMT+2par ClaireDDM

 Parce que le plus petit de la fratrie, sur le chemin du métro,  m’a interrompue dans ma conversation pour me faire remarquer, entre deux immeubles sans charme,  la flamboyance du ciel enflammé par un coucher de soleil inhabituellement beau pour la saison.

 

Parce que sa grande sœur a profité de la relative douceur de l’après-midi pour s’installer sur notre minuscule terrasse, afin d’y faire ses devoirs. Dégustant à fond cette première possibilité post-hivernale de profiter de l’extérieur tout en restant chez soi.

 

Parce que, quand les prévisions météo ont indiqué un temps exceptionnellement doux le lendemain avec un grand soleil qui brillerait sans compter, sa petite sœur a immédiatement suggéré que nous fêtions cela en allant faire un tour SANS MANTEAU ! Juste pour le plaisir de pouvoir, en cette sortie d’hiver, retrouver la légèreté d’une sortie sans être engoncée.

 

Parce que nos régulières soirées familiales devant un DVD ne commencent que quand chacun s’est installé le plus confortablement possible, à grand renforts de coussins ou de couettes, et que rien que cette installation participe du bonheur de la soirée

 

Parce qu’ils sont régulièrement capables de détecter ou de ne pas passer à côté de ces petits bonheurs minuscules, je suis bêtement fière….

Ah cette présomption maternelle, persuadée d'être à l'origine de tout… !

 

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Ch......, comment on dit déjà? Je l'ai sur le bout de la langue!

Jeudi 8 Mars 2012, 06:20 GMT+2par ClaireDDM

Attendez, laissez-moi réfléchir, faut que j’analyse un peu son comportement là …

Une personne qui ne laisse RIEn passer! Qui réagit au quart de tour.

L’effleure-t-on par mégarde ?

-« Tu pourrais faire attention »

Lui passe-t-on son bras sous le nez à table pour atteindre la salière ?

-« Tu pourrais dire pardon ».

Rit-on un peu trop fort prés de son oreille ?

-« Arrête de me hurler dans l’oreille! »

Une telle personne, il y a bien un adjectif pour la qualifier non ?

Attendez….ch..armante ? Non ce n’est pas ça. Ch…oupinette ? Euh.. encore moins.

Ah ça y est ça me revient … :« y-eu-se ».
Chi-eu-se, c’est cela.

Or, je dois avouer que parfois, malgré la perfection de ma Marmaille, l’un des éléments, (élément que je chéris fort ,bien entendu, mais qui parfois engendre,  malgré l’immense amour maternel que je lui porte, comme qui dirait un très léger agacement. Voire une exaspération certaine), l’un des éléments donc, tend fort dangereusement vers ce travers : le syndrôme de la chieuse.

Comment réagir au mieux est alors la question que je me pose en mon fort intérieur tout en serrant les dents. NB : C’est d’ailleurs bien plus pratique de parler en son fort intérieur quand on serre les dents. Non parce que sinon on a l’air un peu stupide :

-« Gnen-gnai-gnein »

-« Qu#est-ce-que tu dis ? Articule  voyons »

Fin de la parenthèse).

Comment réagir donc ?

 Lui rentrer dedans dès la moindre parole peu amène, au risque de l’escalade verbale ?

Lui faire remarquer poliment que cette attitude est tout sauf agréable et pourrit ue ambiance de groupe, familial a fortiori? Au risque de passer pour le barbon moralisateur qui n’est pas écouté, comme tous les barbons moralisateurs.

 Attendre que cette humeur sombre s’éloigne, et lui parler plus tard pour lui faire remarquer à quel point ce genre d’intransigeance, ce manque d’indulgence peut être désagréable, particulièrement dans une vie de famille ou les plus petits  n’ont pas les toujours les armes réthoriques pour se défendre?

Pour l’instant je choisis la troisième solution. Enfin… quand je peux, quand je n’oublie pas, quand j’ai l’énergie.

L’adolescence démarre. Il semble que chez elle, elle s’accompagnera de  cette intransigeance désagréable. Ça ne va pas être simple, ses frère et sœurs vont bientôt apprendre à  répliquer avec la même aménité .

Pour mon bien-être futur lié au calme sous les cieux familiaux et dans ma naïveté de mère de pas encore tout à fait ados, je me dis que je peux encore infléchir sur ce travers naîssant qui n'apparaît encore que par intermittence, et essayer de dé-chuieu-i-ser ma Marmaille gonflante.

Soyez sympa les méres expérimentées,laissez-moi mes illusions

 PS : Mon blog vient de passer 30 heures dans un trou noir de ma connection. Refusant de s'ouvrir ni côté administrateur, ni côté lecteur, alors même que j'ai testé tous les navigateurs et nos 2 ordinateurs at home. Je n'ai pas pu participer à la discussion du texte précédent, j'ai beaucoup regretté car la discussion était sympa.Merci à toutes pour vos comms et l'enrichissement du texte en tous cas. Et l'air de rien, qu'est-ce-qu'on cause pas con au café du commerce... !

PS2 :La photo? Aucun rapport sauf que c'est elle qui l'a prise. Non parce que illustrer "chieuse" sinon, c'est coton....

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Café du commerce et hypersexualisation

Mardi 6 Mars 2012, 06:46 GMT+2par ClaireDDM

S’il y a une tendance que j’ai toujours cherché à éviter sur ce blog, c’est à le transformer en café du commerce. Parce qu’automatiquement, si ça devient un café du commerce, c’est que moi je suis la matrone au comptoir, tenancière des lieux.

Et comment dire, pour mon image glamour et féminine tissée au fur et à mesure des petits textes laissés ici (je vous remercie de ne pas garder un silence poli mais de me répondre « Oui, oui, bien sûr, glamour et féminine, puisque tu le dis »), bref, pour mon image de fâââme presque fatale, le côté matronne les seins posés sur le comptoir,  la permanente/brushing  avec racines apparentes en guise de coiffure envoûtante, et la voix haute et éraillée, ben… ça le fait pas.

Sans compter  - et surtout, surtout -  que mon opinion, personne ne me la demande. En conséquence de quoi, point de café du commerce ici, point de réactions à chaud sur des sujets de société. Ceux-ci étant par nature complexes, mouvants, extrêmement subjectifs. Comme en général je me contrefous de l’opinion des inconnus sur de tels sujets, je ne vois pas en quoi j’irais donner la mienne.

Je hais les micro-trottoirs, degré zéro absolu de l’info.

Mais aujourd’hui évidemment, vu qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, je vais plonger avec délice dans ce travers, tant le sujet de ce jour me parle depuis longtemps et trouve toute sa place ici.

Le sujet de l’hypersexualisation des petites filles.

Ce phénomène, encore marginal ici, moins aux Etats-Unis (là je repompe juste une phrase de tous les articles sur le sujet) .

En lisant un article à ce sujet hier, me sont revenus des souvenirs en tête (je ne retiens personne, je comprends que rien que cette entrée en matière vous fasse fuir).

Or donc, il fut un temps où  j’étais la jeune ( ?) et fraîche ( ??) mère de deux adorables poupées nouvelles-nées. Les habiller joliment était le cadet de mes soucis. Je leur mettais des babygros, des vêtements hérités des potes . Je me délectais à les habiller, à les déshabiller, à les manipuler, à les toucher. Mais l’habit ? Quelle importance, elles étaient si belles.

Vers leurs 18 mois, j’ai commencé à fréquenter les chaines de magasins spécialisées, ou presque. La garde-robe de mes filles s’est étoffée selon mes goûts. Garde robe de bout de chou de deux ans. De trois ans. De trois ans et demi.

Puis il a fallu passer au 4 ans. C’était une fin d’été, les magasins proposaient tout ce qu’il fallait pour une rentrée réussie.  J’ai voulu profiter de mes vacances en province pour aller confortablement faire ces courses. Direction : une grande surface spécialiste de l’habillement. Je délaisse définitivement le rayon des petites tailles plein de tissus, coupes,  styles adorables et à croquer.

Je tourne la tête, cherche des yeux le rayon « taille 4 ans – taille 5 ans – taille 6 ans etc… »

Le choc. Où sont passés les enfantins vêtements à croquer ? Où sont passés ces tissus, tendres, ou plein de fantaisie, colorés et plein de gaité ? Où est passée la magie de ces vêtements d’enfants ?

 Rien que des faux vêtements de femmes, des coupes faussement féminines et sexys,  déclinées en tout petit. Des tissus criards, des accessoires de mode sur chaque tenue. 

Où était passée l’enfance ?

Déjà, à mes filles de 4 ans, on proposait de s’habiller en petites Lolita artificielles. Déjà, à mes fraîches poupées, comptant si peu d’années de vie, on voulait refourguer des accessoires inutiles et  tape-à l’œil.

Dès 4 ans, ne me restaient plus dans ce magasin que des déclinaisons en petites tailles de vêtements d’ados, eux-mêmes déclinaisons minables de vêtements qui se veulent féminins et qui tirent si souvent sur le vulgaire.

Ce jour là, je me suis demandée si je venais de me prendre des années symboliques dans les dents, si j’étais sur la dangereuse pente du « De mon temps… ».

Etait-ce moi ?

Et puis quelques jours plus tard,  j’ai entendu cette phrase d’un chanteur,  artiste, de gauche, engagé. Pas le prototype du ringard passéiste. Pourquoi s’est-il mis à parler des vêtements de sa fille de 5 ans ? Je ne sais pas. Toujours est-il qu’il a eu cette phrase qui a mis des mots sur le malaise que j’avais depuis ma visite dans ce rayon :

« On transforme nos filles en petites putes ».

C’était un peu violemment et exagérément dit, mais oserais-je l’écrire ? A moi la normalement pas moralisante/trice pour 2 sous, cette phrase avait parlé.

Ce qui est sûr, c’est que depuis ce jour, j’avais gardé un malaise, même si bien sûr, j’avais trouvé sans problème par la suite des vêtements plus dans mes goûts pour elles. Dans une chaine, de vêtements d'enfants, lorgnant plus vers les parents bobos comme moi.

Je ne termine pas mon texte en disant que penser d’une éventuelle légalisation sur un tel sujet, mon fond autoproclamé d'anarcho/gaucho/socialo/ progressiste (alors que je suis bien plus petite-bourgeoise que ca en vrai hein)   me l'interdit

Mais je sais que j’aime beaucoup l’interview de Michel Fizes à ce sujet. Et mon serveur refusant toujours de me créer des liens hypertextes, je mets l'adresse ci-dessous (le design de ce blog va changer sous peu, promis), voilà l'adresse de cette interview

http://www.liberation.fr/societe/01012394021-l-hypersexualisation-touche-la-societe-entiere-pas-uniquement-les-petites-filles

 Et un article à ce sujet: 

http://www.liberation.fr/societe/01012394017-l-hypersexualisation-des-enfants-dans-le-collimateur

  
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Luxe suprême de la solitude

Lundi 5 Mars 2012, 07:38 GMT+2par ClaireDDM

 

Expérience extraordinaire ce week-end

Cosmogonique.

Surréaliste.

48 heures SEULE AT HOME !!! Enfants et leur père chez les grand-parents paternels, moi qui reste. Aucun drame, aucune histoire préalable, la routine d’une situation qui arrive parfois quand je pars un week-end retrouver des amis lointains.
Sauf que cette fois-ci, je ne suis pas partie.

Je suis restée seule, dans l’appart familial.

Depuis que je suis l’orgueilleuse mère d’une glorieuse Marmaille, cette expérience hallucinante ne m’étais JAMAIS arrivée !

Seule chez moi au petit matin, seule chez moi quand j’éteins la lumière pour me coucher.

Bien sûr des sorties avec des ami(e)s.  Bien sûr des pots en terrasse à papoter, il y avait du soleil samedi, il fallait en profiter, même si le manteau restait obligatoire.

Mais pas tant que ça, tout le monde n'est pas libre de son temps le week-end, et je ne largue pas ma Marmaille pour me taper celle des autres! Et puis mes amis de cœur, ceux avec qui je peux passe une nuit blanche à discuter, à rêver, ceux-là vivent loin. Et je préfère être seule que mal-accompagnée.

Alors le plaisir incroyable des ballades nez au vent. Sans horaire, sans repas à préparer, sans courses à organiser. Alors entrer dans une expo juste pour regarder, ressortir vite parce que ce n’était pas mon truc. Alors un DVD le matin, expérience hors du temps.

Alors pouvoir perdre son temps sans mauvaise conscience.

Alors un appartement où rien ne se déplace. Rien. Juste ma tasse, juste mon bout de pain et de fromage et les miettes laissées. Aucune chaussure en paquet dans l’entrée, aucun sac dans lesquels je me prends les pieds, aucun vêtement qui traîne.

Un week-end durant, aucun geste de ménage.

Le silence dans l’appart. Différent de celui qui règne quand ils sont tous occupés à une occupation dans leur coin.

Un délassement encore inconnu. Mais un manque encore inconnu. Le manque du mouvement autour de moi, le manque de corps qu’on croise au détour d’un déplacement dans l’appart. Le manque d'eux. 

Oui ce week-end, j’étais seule. Chez moi. J’ai savouré ce moment unique à sa juste valeur.

Mais qu'est-ce-que j'étais heureuse de les voir descendre du train! 

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En dix ans, en disant...

Vendredi 2 Mars 2012, 06:09 GMT+2par ClaireDDM

 

Il y a 10 ans…

Il y a 10 ans j’avais trois tout petits enfants, le 4ème était à peine une idée

Il y a 10 ans je recevais mon premier téléphone portable. Aujourd’hui , ordino portable, ipods, téléphones  portables attendent avec impatience le jour où  leur petit frère iPad fera son entrée dans la baraque à l’occasion d’un gros cadeau.

Il y a 10 ans après un virage à quelques degrés, je démarrais depuis peu une nouvelle vie pro que je pensais destinée à s’installer sur la durée, n’imaginant pas une seconde les tours et détours qu’elle devrait encore prendre.

Il y a 10 ans, mes soirées étaient consacrées au bain, habillage, déshabillage, change. Mes retours à la maison se faisaient chargée d’une double poussette et d’un bébé en porte-bébé, des sacs ad-hoc et des éventuels sacs de courses. Sortir sans un enfant et sans être chargée comme un baudet relevait de l’expérience métaphysique. C’était me sentir nue, avec ce désagréable sentiment d’avoir oublié quelque chose, comme dans les rêves où on s’aperçoit qu’on est soudain sorti sans pantalon.

Il y a 10 ans, mon quotidien matériel était très lourd mais suivant le poncif : «  je n’aurais donné ma place pour rien au monde », j’en appréciais chaque moment. Vivre avec eux était un rêve que je dégustais chaque jour, même si dans un rêve, tout n’est pas que bonheur et pétales de roses

Il y a 10 ans, je me posais mille fois moins de questions  existentielles à leur sujet et devais m’agiter mille fois plus pour leur bien-être matériel, ceci expliquant peut-être cela.

Il y a 10 ans, je ne réfléchissais pas à ce que serait ma vie 10 ans plus tard, réfléchir au lendemain et à la semaine suivante était déjà un exploit en soi.

Il y a 10 ans je me sentais jeune parce que mes enfants étaient tout frais arrivés. Autour de moi, à la crèche, au square, même pas à la maternelle qui était encore « pour les grands » à ce moment là, je ne croisais que des visages de jeunes parents. Aujourd’hui où mes plus grandes effleurent  l’adolescence, il me semble que j’aborde désormais le début de un âge bien plus mûr. Celui  qui se reflète aussi dans la plupart des parents des congénères de ma Marmaille. Comme si mon âge était déterminé désormais par l’évolution de mes enfants, et moins par ma date de naissance.

Il y a 10 ans je savais à peine ce qu’était un blog, n’en avais jamais lu et n’avais aucune envie de raconter ma vie à des inconnus.

No comment!

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